La Troussaye (Vienne)

Localisation :
La celle de la Troussaye se trouvait sur le territoire de la commune d’Iteuil. Le site se trouve à 2 Km à l’Ouest d’Iteuil, dans le parc (clôt) du château de Mme de Montjou.
Ne pas confondre avec le prieuré Sainte-Radegonde de la Troussaye, prieuré dépendant de l’abbaye de Tiron, qui se trouvait sur la commune de Ceaux-en-Couhé (Deux-Sèvres), et dépendait de l’ancien diocèse de Poitiers. Il fut comme les prieurés grandmontains du Poitou uni en 1770 au grand séminaire de Poitiers

Intérêt :
Église : (Nord) 0 .

Sur le plan cadastral napoléonien, la chapelle possédait à cette époque la porte des moines, et semblait posséder des cloisons intérieures, ce qui dénote une utilisation séculière du bâtiment.


Vestiges :
Il ne reste rien. Ce qui subsistait, a été systématiquement démonté en 1872. M Gérard de Montjou, ancien député, propriétaire du lieu, récemment décédé (+1997) nous a dit que ses ancêtres avaient implanté sur le site un réseau de wagonnets à voie étroite (Decauville), pour évacuer plus commodément les déblais vers sa ferme du Gros Buisson. Des remplois auraient été déposés à cette époque dans cette grande ferme des environs. Malgré des recherches entreprises sur place, il semble ne rien subsister.
Il a été signalé, mais cela sous toute réserve, qu'un chapiteau à deux bêtes à corps double, provenant de cette celle se trouverait aux environs d'Iteuil

Histoire :
Cette celle semble avoir été fondée vers le milieu du XIIème siècle. Les Lusignan , les véritables fondateurs de la Troussaye; en tant que comte de la Marche, avaient des devoirs tout particuliers envers l’Abbaye de Grandmont . Une charte de Richard-Coeur-de-Lion du 31 mars 1191 , existe en faveur des maisons de la Troussaye, la Quarte et la Vayolle, mais elle est suspectée par L. Delisle .
Il écrit : “ Des indices de fausseté abondent dans cette pièce. Après son avènement à la couronne, Richard ne prend point le titre de comte du Poitou. La formule “universis praesentibus et futuri praesentes litteras inspecturis” ne se trouve pas dans la suscription de ses lettres. On peut faire la même remarque sur l’annonce du sceau. Enfin il est impossible que Richard-Coeur-de-Lion ait daté une lettre de Poitiers le 31 Mars 1191, puisqu’il était alors en Sicile”.
Le roi Philippe IV durant son séjour à Poitiers en mai et juin 1308, fit des dons aux Grandmontains, évalués à la somme de 95 livres, 15 sols et 8 deniers .
Le prieuré fut pillé par les protestants, et ses biens en partie aliénés en 1578 .
Le prieuré fut uni au séminaire Saint-Charles de Poitiers en 1771, suite à l’arrêt du Conseil du Roi.
La mense priorale de cette maison fut affermé en 1783 par le prieur commendataire moyennant la somme de 220 livres annuelles .

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