Sauzai (Indre)

Localisation :
Sur la commune du Poinçonnet, canton d'Ardentes, dans la forêt de Châteauroux. A Châteauroux, prendre la route d'Aigurande pendant 6 km; à la maison forestière du Riau de la Motte, tourner à droite jusqu'au carrefour Picard; laisser son véhicule au parking.
Un plan vous indique le chemin à suivre, l'abbaye de Grandmont y est mentionnée (800 m à pied, à gauche de la route de Clavières).
Propriétaire :
Office National des Forêts
Intérêt :
Eglise (Nord) néant
Vestiges :
Des fouilles ont permis de trouver quelques débris de nervures de la salle capitulaire.

Histoire :
Cette maison à été fondée par Raoul VI, baron de Châteauroux, près d'un étang où ses deux fils avaient péri lors d'une chasse qu'un chroniqueur relate de cette manière: "Il avait véritablement deux enfans masles,l'un de seize ans et l'autre de quatorze ,et deux filles. Mais hélas par grandissime malheur,les deux susdictz enfans, chassans ensemble,tirèrent sur un cannart dans un estant de Grandmont et le tuèrent, lequel voulans avoir, à faulte de barbet qu'ils n'avoient avec eux, l'un d'eux se jetta dans l'estang et l'aultre ,le voyant engagé et en péril, s'y jetta après pour tascher de retirer et sauver son frère. Mais ,ì grandissime malheur! ils s'y perdèrent tous deux. Ce qui occasionna leur päre, de faire bastir là l'église et le prieuré de Grandmont qu'il fonda et dota bien,y érigeant un très beau sépulchre double où furent inhumez ses deux enfans pour éternelle mémoire prier Dieu pour eux ". Son tombeau ainsi que celui de ses deux fils,étaient dans l'église.
En 1295 elle hébergeait six clercs, et en 1317 elle fut réunie à Villiers. A partir de ce moment il semble qu'il n'y ait plus de conventualité. Le 4 janvier 1622 le Pape Grégoire XV donna Sauzai à Henri II de BOURBON, Prince de Condé, duc de Châteauroux, et la bulle constate que l'église et le monastère étaient complètement ruinés. L'abbé général et le prieur de Villiers avaient consenti à cette sécularisation moyennant le paiement de 1500 livres, payable en une fois, plus une rente de 250 livres.
Le Prince de Condé était tenu de faire célébrer trois messes par semaine dans la chapelle qui devait être remise en état. Il se fit décharger de ses obligations par un arrêt du 21 mai 1635.

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