La congrégation de Saint Ruf (chanoines réguliers augustins)

Cette congrégation fut fondée vers 1039 à Avignon, et prit le nom de Saint Ruf, qui d'après son hagiographie était le fils (légendaire) de Simon le Cyrénéen ! Il était venu en Provence accompagné des saintes Maries, et devint le premier évêque d'Avignon au IVe siècle. Le 18 août 917, l'empereur Louis l'aveugle restitua à l'évêque d'Avignon Fouquier une petite église très ancienne et placée sous le vocable de saint Ruf. Situé à l'extérieur des murs de la ville et en bordure d'une ancienne voie romaine, cet antique lieu saint a servi de site de sépulture ainsi qu'en témoignent les nombreux vestiges funéraires qui y ont été découverts. Il peut correspondre à la première implantation d'une communauté chrétienne à Avignon au IVe siècle et peut-être dès la fin du IIIe siècle. Il est permis de penser que Saint Ruf à qui était dédiée cette église a pu être le fondateur ou, en tout cas, un des premiers dirigeants de cette communauté chrétienne, honoré là où il aurait été enterré. Le 1er janvier 1039, cette église Saint-Ruf est donnée par l'évêque Benoît d'Avignon à quatre chanoines de sa cathédrale pour leur permettre de mener la vie religieuse qu'ils souhaitaient. Ce fut l'origine de l'ordre des Chanoines réguliers de Saint-Ruf, qui fut approuvée par le pape Urbain II en 1095. Au Concile du Latran en 1139 le Pape Innocent II ordonna que tous les chanoines réguliers adoptent la règle de Saint Augustin. Cette congrégation fut chassée d'Avignon par les Albigeois en 1210. Elle se transporta à Valence au bord du Rhône, puis fonda le monastère d'Éparvière. Mais ce dernier est détruit lors des guerres de religions en 1560, et la congrégation revient à Valence. Cette congrégation fut sécularisée en 1485 par le Pape Jules II. St Ruf a fourni trois papes : Anastase IV, Adrien IV, et Jules II. La suppression de l'ordre de Saint-Ruf dont l'essor avait été si rapide, intervint en 1774 après une longue période de décadence amorcée dès le XIVe siècle. L'abbaye avignonnaise, reconstruite au XIIe siècle, était en partie ruinée à la fin du XVIIe. Il en subsiste aujourd'hui le chœur et le clocher de l'église romane. Une nouvelle église dédiée à saint Ruf a été édifiée en 1912 dans ce quartier. Cette congrégation fit partie des premières charrettes prérévolutionnaires avec les Celestins, et la congrégation des Exempts en 1776. Cette congrégation n'a jamais eu de prieurés en Limousin.

chanoine de St Ruf

Chanoine de Saint Ruf

webmestre : Michel FOUGERAT

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