Meriniac (Lot et Garonne)

Localisation :
La celle de Mériniac était située sur la commune de Miramond-de-Guyenne, canton de Lauzun. Aujourd’hui le lieu se nomme l’église du Petit-Mérignac, et se trouve dans les jardins d’une zone pavillonnaire, rue de l’église de Mérignac, derrière la gendarmerie.

Intérêt - néant.


Vestiges :
Absolument aucun reste, l’emplacement a été urbanisé. L'église était en brique, et les murs existaient encore à hauteur ordinaire en 1680 (P.V de Mgr Mascaron).

Histoire :
La celle de Mérignac fut fondée en 1211 par Beg, seigneur de Caumont et de Castelnau. Le 7 octobre 1278, Nompar II, seigneur de Lauzun, fit une donation comme “fondateur”, à l’église de Notre-Dame-de-Mériniac.
En 1295, cette celle hébergeait cinq clercs. En 1304, Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, qui devint Pape sous le nom de Clément V, “seroit allé à Mériniac, près dudict lieu de Miremont, et annonce la parole de Dieu au peuple, y confère la confirmation et tonsure, et y couche avec son train, à ses coûts et despens le 26 may audict an”.
En 1317, Mériniac fut unie à Garrigues, et le service divin fut assuré par un religieux, qui fut considéré comme vicaire de Miramont.
Au cours du XVIème siècle, l’église et les bâtiments furent en grande partie démolis par les Huguenots.
En 1551, l’évêque Valéri écrit dans son Pouillé :
“L’église fort petite et irrégulière, a été en partie démolie par les Huguenots. Le choeur est voûté, la nef lambrissée. Il y a une petite chapelle dédiée à St Antoine, non lambrissée.”
Nicolas de Villars écrit dans ses mémoires en 1597:
“ Dans la juridiction de Miramont, il y a une église qui s’appelle Mériniac, et aucuns ont voulu dire que c’était annexe et qu’anciennement il y avait vicaire. A présent mal servie, l’église est ouverte...”.
En 1680, un procès verbal de Mgr Mascaron confirme :
“Il y a à mille pas de Miramont, une église appelée Mériniac. Elle passe pour un membre du prieuré de Garrigues, près de Marmande. Le revenu qui est tout en fruits décimaux est de 200 livres, et le curé n’en tire aucun bénéfice, bien qu’il administre les sacrements. Les murailles de cette église sont encore bonnes et de hauteur ordinaire. Il n’y a point de toit et le dedans est tout rempli de ronces; il ne s’y fait aucun service”.
A la Révolution les revenus de Mériniac étaient de 400 livres de dîmes, et le fief loué 374 livres, 18 sols et 4 deniers.
Vendu comme bien National, le fief fut estimé à 2,494 livres 18 sols et 4 deniers; il comprenait :
“une vieille masure d’église découverte, les murs en briques, partie démolis, sur une poignerée de terre en friche, le tout appelé Mérignac, estimé 150 livres”.
Le fief de Mériniac fut vendu en 1790 à Pierre Chaumès, notaire royal à Miramont, pour la somme de 820 livres.

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