Grosmont (Escadale - G.B)

Localisation :
A Grosmont traverser la voie ferrée, descendre et continuer après le parking. Prendre le chemin à droite face à Priory Farm. Longer le lotissement. L’emplacement se trouve dans le champ après le dernière maison, plus ancienne, à droite au-dessus de la rivière Esk.
Intérêt : Peu.
Vestiges : Néant.

Histoire architecturale :
Le prieuré de Grosmont en Escaldale se tenait sur la rive gauche de l’Esk, à six milles au sud-ouest de Whitby. L’endroit est maintenant labouré, et quelques pierres travaillées sont maintenant les seuls restes des bâtiments.
Les ruines de l’église était debout dans la première moitié du siècle passé, et peu de détail de sa grandeur et de son apparence ont survécu. Les sources les plus valables d’informations, toutefois, sont les études sur le bâtiment faites à sa démolition et publiées par M William BROWN dans le journal de la “Société archéologique du Yorkshire” en 1885.
L’église décrite dans l’étude est de 21,40 m de longueur, et de 7,30 m de largeur, avec un toit bas couvert de plomb, et de trois fenêtres vitrées de 60 pieds de verre, et seize stalles de bois, et le maître autel et deux autels dans le choeur de l’église. Les bâtiments conventuels et l’église furent victimes en 1360 d’un très grave incendie.
Le Révérend George Young dans l’Histoire de Whitby (1817) dit que les ruines existantes de l’église mesurait 21,40 m de long sur 12,20 m de large. Cette contradiction d’estimation peut-être expliqué de la manière suivante. La dimension de l’église originale était de 30,50 m sur 7,30m avec une chapelle sur le coté Nord comme à Craswall et Alberbury, faisant un total de 12,20 m. Le couvent était dans le dénuement au 14 ème siècle, cela a été raconté et mis en évidence en 1344, et après le désastreux incendie de 1360, il est possible que la partie du choeur des convers ait été abandonnée, les convers ayant disparus. On a construit la partie à partir de l’Est faisant 21,40 m, et le reste de l’église avec la chapelle au nord on été laissé aller à la ruine. Une situation similaire avait eu lieu et suivi par le couvent des religieuses cisterciennes du voisinage à Wykeham, où l’examen de l’église la décrit un simple rectangle, quelques temps après les ruines existantes fournissent à l’évidence qu’il y avait sans aucun doute un transept Nord.
En tous cas, les dimensions de cette étude indiquent une proportion de longueur et de largeur, lesquels par analogie, il est très invraisemblable qu’elle fut la structure originale.
L’étude de Grosmont était terminée du coté Est par une abside semi-circulaire avec un tore chanfreiné.
Sur le reste de cette structure il y a une excellente lithographie, publiée en 1839, d’un croquis de 1823.
De cette particularité on peut dire que le bâtiment a observé l’agencement normal des Grandmontains. Même économie de fenêtres, seulement trois, probablement celle de l’abside, sont mentionné dans cette étude.
Le bâtiment monastique s’étendait au Sud de l’église, et était sur un plan construit sur une échelle minuscule .
Ils avaient enregistrés dans la suppression de l’étude un détail considérable, la dimension avait été pris par la principale pièce. De cette époque il y avait un ensemble immobilier comme le plan qui accompagne cette étude. Le cloître minuscule avait 11 m au choeur, et les allées du cloître, 2,10m de large.
Le bâtiment Est contenait le dortoir (11m X 5,50m) au premier étage, avec certainement la salle capitulaire et la sacristie au-dessous.

Histoire :
Aux environs de 1204 Jeanne Fossard, épouse de Robert de Turnham, héritière de terres dans le Yorkshire de son mari à Egton, Mulgrave, et Doncaster, donna au prieur et aux frères de l’ordre de Grandmont un “manoir” dans la forêt d’Egton, à neuf milles à l’Ouest de Whitby, et 200 acres de terre autour de leur maison le long de la rivière Esk , avec des bois, pour leur besoin de bois de feu et de charpente, un moulin à Egton, des patûrages avec cinq vaches et leurs veaux, cinquante moutons, dix chevaux, dix truies, et deux sangliers, une maison à York, des terres à Goldsborough, ainsi que le service d’un homme à Egton, un autre à Goldsborough, et aussi un autre à Doncaster.
Cette charte fut confirmé par son époux Robert de Turnham, sénéchal d’Anjou en 1199, puis sénéchal du Poitou et de Gascogne de 1201 à 1204. Il fit un don complémentaire d’une centaine d’acres de forêt, et tous les deux firent confirmer ces dons par le Roi Jean dans la quinzième année de son règne (1213 - 1214).
Vers 1221, la celle de Grosmont reçu du chef d’ordre un manuscrit relatant la vie et les miracles de Saint-Etienne, antérieur à celui rédigé par Gérard Ithier, ainsi que les statuts de l’ordre que le Chapitre général de 1221 avait établi . La celle avait reçu également l”Institution” document reprenant des textes de la bulle d’Honorius III du 1er mars 1219 .
Le 13 avril 1228, l’archevêque Gray confirma au prieur et aux frères de l’ordre de Grandmont l’octroi de l’église de Lockington, faite par Robert de Turnham et Jeanne sa femme, fille de William Fossard, et ensuite de Pierre de Mauley et Isabelle sa femme, avec la permission du Pape.
Pierre de Mauley III, petit-fils de ce prénom, en 1294, fit a nouveau accorder un moulin d’Egton, à Roger de Craswall, correcteur de l’ordre de Grandmont en Escaldale, et aux frères du prieuré. En 1295, la communauté se composait de neuf clercs.
Le prieuré qui était déjà dans le dénuement au 13ème siècle, fut victime d’un incendie en 1360, qui le détruisit pratiquement entièrement. Le Pape pour aider à la reconstruction du prieuré accorda un an et quarante jours d’indulgence aux pénitents qui viendraient verser leurs aumônes aux cinq fêtes suivantes : à la Sainte-Marie, à la Pentecôte, à la Saint-Barthélemy, et à celle de la dédicace.
En 1394/1395, l’abbé de Grandmont obtint la permission du Roi Richard II de vendre ses droits de collation et de propriété à un anglais John Hewitt alias Serjeant , qu’il avait sur ce prieuré. A partir de ce moment il fut considéré comme un couvent indigène anglais, et subsista jusqu’aux mesures de dissolution des monastères prises en 1539 par Henri VIII . Ce fut le seul cas de prieuré autocéphale grandmontain subsistant ainsi une centaine d’années aux autres prieurés de Craswall et d’Alberbury.

retour page d'accueil