Chantegreu (Hte Vienne) - Notre-Dame.

vocable : inconnu

Chantegreu (Chantegros actuel) se trouve sur la commune d'Aixe-sur-vienne, au-dessus du lieu-dit Arliquet, et de sa basilique (Rive gauche de la Vienne).


Ce prieuré en ruine dès 1390 (Nadaud p 652) a été difficile à localiser. Seuls les plans de Cassini m'ont été de quelques secours. Actuellement la maison qui les recouvrent semble du XIXème s. L'intérieur est en partie du XIIIème s.

La christianisation du lieu date du XIIIème siècle moment où fut édifié ce prieuré artigien. Les vestiges sont les suivants : une porte en dalle de schiste en tiers-point dans un mur orienté Est-Ouest. Elle se trouve actuellement à l’intérieur d’une maison; et au pignon Nord de cette maison, un souterrain dans lequel on pénètre en descendant par un escalier d’une vingtaine de marches, et une porte voûtée plein cintre. Il est long d’une quinzaine de mètres, sur deux mètres de large. Ce souterrain est voûté plein-cintre en dalles de schiste. Au milieu de ce souterrain, une voûte d’arêtes retombe sur des piédroits en pierres appareillées et chanfreinées. Deux départs latéraux se font face. Le départ Nord est muré au ras du passage, c’est à cet endroit que serait apparue la Vierge au XIIIe siècle et le départ Sud en direction d'Arliquet, est bouché par de la terre à une distance d’un mètre d'éboulement ?. Ce prieuré disparaîtra vers 1440, d'après L'abbé Leclerc.

Un centre marial a été construit à peu de distance en contrebas, attesté depuis 1554 qui a peu près succédé à d'autres constructions. Plusieurs fois signalé dans des actes de donation ou par des dates de réparations au 17ème, ou encore de enregistrements de décès au 18ème s. Il fut préservé de la destruction de la Révolution par un notaire d'Aixe, Me Meytadier, en décembre 1791. Une Piéta du XVIème s. fut également préservée par les habitants du quartier, et put réintégrer la chapelle lors de la liberté du culte, et remis à la Fabrique de la paroisse après le retour d'exil du clergé.

Dès lors les pélerins fréquentèrent la pauvre bâtisse, sans intérêt architectural aucun, ci ce n'est un petit détail; sur les lambris de la voûte, des insertions relatives aux litanies de la Vierge. Apparement anodin mais qui,aura une influence sur l'avenir du pélerinage au milieu du XIXème siècle.

( les Mémoires du Pays d'Aixe de M Joseph Hamon, m'ont servi pour écrire l'histoire d'Arliquet, qu'il en soit remercié)

 

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