Cahors (Le petit Grandmont de) - Lot

Localisation :
Sur la commune et le canton de Cahors. Située dans les faubourgs de Saint-Georges qui borde la rive gauche du Lot, l’ancienne celle se trouvait à l’emplacement des maisons au sud de la place de la Merci .Nous connaissons son emplacement grâce à un rapport de visite du 25 mai 1682 qui nous donne l’indication suivante :
“Sans église, ni chapelle, le fief, confrontant du levant, à chemin de Pech-de-Fourques; du midi, à maison Pradié et susdit Pech; et du Nord, grande rue du faubourg qui est le chemin de Montauban à Paris, a l’occident, au recoin de la rue allant du faubourg à l’église paroissiale St Julien.. Dans ce fief et joignant ladite route, est un prêtre où était autrefois la chapelle. Dans le fief, sur la grande rue, il y a un patus de 8 cannes sur 4 (18m x 9m environ), où il y avait jadis une chapelle”.


Intérêt : néant.


Vestiges : aucun.( photo - la maison se trouvant sur l'emplacement)

Histoire :
Cette celle semble avoir été fondé par Hector Géraud du Cher, évêque de Cahors (1150 - 1190), qui était présent à Grandmont le jour de la canonisation de St-Etienne (30 août 1189). Le plus ancien document qui reste sur l’existence de la celle, est un procès-verbal dressé en 1287, par l’évêque R. de Cornil, ayant pour objet la modification des territoires des paroisses de Cahors. Il est dit dans ce document que le prieur des religieux de Grandmont fut consulté . Ce même évêque fait un legs dans son testament de 1289 . En 1295 la celle hébergeait cinq clercs et en 1317 elle fut unie à Francou.
En 1385, au plus fort de la guerre de cent ans, les Consuls firent transporter la cloche du monastère dans une tour du pont-Valentré, pour donner l’alarme en cas de besoin . Une cloche provenant de la chapelle Sainte-Croix-du-Pal est donnée à la celle par les consuls le 13 septembre 1397 . Nous n’avons aucun renseignement sur ce que devenait le prieuré au cours du XVème et XVIème s., mais on peut supposer sans grand risque d’erreur que les bâtiments n’étaient plus entretenus. Le Pouillé du diocèse de Cahors du chanoine Dumas de 1679 dit que la : “ sur quelques maisons du faubourg” .
L’abbé Alexandre Fremon désirant récupérer les biens ayant appartenu à l’Ordre, demanda la condamnation des détenteurs des celles annexes de Francou, et de Jean Garrigue en particulier, qui détenait la celle de Cahors par une attribution faite sans droit de l’évêque du lieu . Un arrêt du Conseil du Roi daté du 16 août 1682, donna raison à l’Abbé de Grandmont, et condamna les détenteurs à remettre les lieux en état ! Cette décision ne fut jamais exécuté ... Un procès-verbal de visite fut dressé par P. Massip, procureur du Roi, Jean Gironde, père et procureur de Pierre Gironde, prieur commendataire de Francou, Denis Frugat, prieur claustral de Francou et de Maffré Arbus, greffier.
Le 24 février 1769, l’évêque de Cahors se voyait par lettres patentes propriétaire des lieux...pour une vingtaine d’années.

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