Les ordres monastiques du Limousin

retour page d'accueil

 

Artige(l')

Aureil

Bénévent

Carmes (les)

Chalard (le)

Chanoines réguliers

Chartreux (les)

Evaux

Lesterps

Obazine

Ordres érémitiques

Salles Lavauguyon (les)

St Léonard

St Martial

Solignac

 

La vie monastique communautaire remonte en Limousin aux premiers siècles. On dit même que l'abbaye de St Martial fut fondée dès le IIIe siècle autour du tombeau du saint, comme le seront par la suite l'abbaye de Solignac et les chapitres de chanoines de St Junien, St Léonard, Brive, Evaux ou Eymoutiers, puis au Xe siècle les chapitres du Dorat et de Lesterps.

Au Moyen-âge les ordres monastiques avaient une triple importance. Une importance politique, une importance économique, et une importance spirituelle par leur activité pastorale. Ces clercs étaient groupés sous des usages carolingiens (Aix 816), et les abbayes de moines sous la règle bénédictine imposée à Aix en 817.

La dimension économique était facteur de leurs richesses, les clunisiens, les bénédictins et les cisterciens étaient les mieux pourvus. Grandmont et les petits ordres érémitiques limousins par contre avaient des possessions beaucoup plus modestes. La dimension politique était facteur évidemment de la dimension économique, par contre la dimension spirituelle était facteur de la rigueur de leur règle et comment elle était suivie.

Quand un nouveau type de monachisme apparaît dans le courant du XIe siècle, dû à un attrait pour la pauvreté, la solitude et l'ascèse, il naît en Haute-Vienne plusieurs petits ordres érémitiques, cénobitiques ou canoniaux. Ainsi trois petits ordres naissent : Grandmont le plus important, les chanoines réguliers d'Aureil, du Chalard, et de l'Artige, bien que ce dernier semble plutôt être érémitique ne desservant pas de paroisses. L'Artige essaimera dans les provinces d'alentours : Bourbonnais, Saintonge, Auvergne, Aquitaine, et même Bourgogne. 37 prieurés verront le jour. Son existence se perpétuera 500 ans avec des fortunes diverses. Les chanoines réguliers d'Aureil auront une expansion plus modeste et un peu plus brève (400 ans). Avec Lesterps, le Chalard, Aureil, St Léonard, Évaux, Bénévent, Eymoutiers, St Junien, Le Dorat, etc nous abordons une autre conception de la vie religieuse avec la desserte d'églises patronnées, sous la règle de Saint Augustin. Les chanoines réguliers ont été institués sous le règlement d'Aix la Chapelle en 816. Ils sont d'abord prêtres, desservant des paroisses ayant charge d'âmes, et vivant en communautés. Ils peuvent posséder des biens propres . Ils s'agissaient de communautés créées pour desservir des lieux de culte catholique : cathédrales, collégiales ou plus simplement d'églises paroissiales. Ils assurent des fonctions paroissiales : baptiser, prêcher, ensevelir les morts, ce que ne peuvent faire les moines. Ils vivaient en communauté gardant leur patrimoine propre, ils avaient la permission de manger de la viande et de porter du lin, donc une certaine liberté. Par contre ils s'engageaient à vivre dans une clôture interdite aux femmes. Ils étaient prêtres et desservaient les églises paroissiales. Ce système avait l'avantage pour l'évêque de se décharger de la desserte de ces églises, qui étaient très nombreuses dans le diocèse de Limoges. De plus il faut noter que l'évêque à cette époque était également puissance temporelle souvent en conflit avec des seigneurs des alentours, dont les paroisses étaient sous la juridiction de l'évêque. Ce système se perpétua jusqu'aux guerres de religions, et surtout l'unification du royaume.

Mais les ermites de Grandmont n'avaient cure de ces structures où moines et chanoines étaient engagés. Ils profitèrent de cette liberté pour concevoir une architecture propre à leurs besoins, et c'est le but de notre démarche que de la faire connaître.

Nous aborderons tous les ordres nationaux implantés en Limousin.

Qu'est-ce qu'un petit ordre ou ordre secondaire ?

Un ordre secondaire est-il un ordre qui n'a pas réussi à être un grand ordre par suite d'un handicap initial, ou un ordre qui n'a pas voulu s'affilier à un grand ordre national pour garder sa règle et son originalité propre. C'est cette dernière option qu'avait retenue Étienne de Liciac lorsqu'il rédigea la Règle de Grandmont. Dans le prologue, il écrivait :

"Bien que plusieurs saints-pères aient fait valoir dans ces écrits qu'on appelle : Règle de Saint Basile, Règle de St Augustin, Règle de Saint Benoît, ces chemins divers ne sont pas pour autant la source de la vie religieuse ; elles n'en sont que des surgeons. Elles n'en sont pas la racine, mais seulement le feuillage ; elles n'en sont pas la tête, mais seulement les membres. Il n'y a qu'une seule foi, une première et fondamentale Règle des Règles pour le salut, - toutes les autres en dérivent, comme des ruisselets d'une source unique -, c'est le saint Évangile donné aux Apôtres par le Sauveur et par eux annoncé fidèlement au monde entier".

La Curie romaine soucieuse de l'unité dans l'organisation générale des Ordres religieux demandera en 1215 au cours du concile de Latran IV, de se référer aux règles déjà établies, et de tenir un Chapitre général annuel, car à cette époque, on passait facilement de l'érémitisme au cénobitisme. Cette décision assurera la primauté du système bénédictin. D'ailleurs Grandmont abandonnera en 1317 l'érémitisme pour le cénobitisme devenant un rameau bénédictin.

Des petits ordres limousins s'agrégèrent à de grands ordres, Dalon dont le fondateur, l'ermite Roger mourut le 30 avril 1159, s'agrégera en 1162 à l'ordre de Cîteaux, en devenant la troisième fille de l'abbaye de Pontigny. Obazine fondé en 1142 par St Étienne de Vielzot s'affilia en 1147 également à l'abbaye de Cîteaux en devenant sa huitième fille. Les petits ordres canoniaux de l'Artige et d'Aureil seront unis au Collège des Jésuites au 17e s, les deux autres ayants disparus au XVe siècle. Les autres obédiences présentes en Limousin seront dans la mouvance des grands ordres nationaux monastiques (Clunisiens et bénédictins) ou canoniaux réguliers (Aureil, Bénévent, le Chalard, Lesterps, St Léonard) ou séculiers (le Dorat, St Yrieix, Blessac et Moutier-Rozeille, Eymoutiers, St Junien, Les Salles Lavauguyon).

des ordres cénobitiques et érémitiques

L'Artige

son histoire, ses fondations

Dalon

son histoire, ses fondations

des chanoines réguliers

Antonins les leur histoire, leurs prieurés

Aureil

Son histoire, ses églises patronnées

Benevent

Son histoire, ses églises patronnées

Le Chalard

Son histoire, ses églises patronnées

Évaux

Son histoire, ses églises patronnées

Lesterps

Son histoire, ses églises patronnées

Saint Léonard

Son histoire, ses églises patronnées

Les grands Ordres nationaux

Bénédictins - Celestins  
Les Carmes  

Les chartreux

 

Citeaux

 

Clunisiens  
Les Dominicains  
Les Feuillants  
Les Fontevristes  
Les Franciscains - les Capucins - les Recollets  
Les Genovefains  
Les Jésuites  

Les Premontrés

 

webmestre : Michel Fougerat

retour haut de page

retour page d'accueil