La Visitation.

Cette observance fut fondée par St François de Sales et Ste Jeanne de Chantal (Jeanne-Françoise FREMYOT, baronne de Chantal). Les Visitandines venaient de la Châtre (Indre) et fondèrent une communauté le 18 décembre 1643 à Limoges. Elles tenaient un pensionnat bien tenu, et étaient très nombreuses. Elles se trouvaient 5 bis, bd des Petits Carmes dans la maison du premier Président Perière. Leur église fut consacrée par Mgr Plessis d'Argentré en 1775. En 1809, elles achetèrent l'ancien couvent des Carmes deschaussés (voir plan de Limoges), sur la paroisse St André, les bâtiments venaient d’être reconstruit lorsque la Révolution éclata. Ce monastère des Visitandines, devenu entre autres prison, tribunal puis caserne militaire, est resté un lieu clos, méconnu des Haut-Viennois. Par cette exposition, le Conseil général a souhaité amorcer son ouverture vers l’extérieur et restituer au public un peu de la richesse de ses trois siècles d’histoire. Cette exposition marque également le coup d’envoi des travaux de restructuration du futur hôtel du Département qui débutent en juillet 2008.
Lieu chargé d'histoire et riche d'expériences humaines, la Visitation se raconte en trois époques, du chant des religieuses à la sonnerie du clairon, en passant par les clameurs révolutionnaires. Fans d'histoire, passionnés de documents anciens, amateurs de beaux objets ou encore de maquettes, venez aux Archives, vous ne le regretterez pas ! Par la suite les bâtiments devinrent prison, tribunal, puis caserne militaire. Ils vont devenir le futur Hôtel du Département. Une belle exposition est consacrée aux Archives départementales de la Haute-Vienne.

Autres fondations

Elles fondèrent également une autre communauté venant de Périgueux l'année d'après (21/11/1644) à Tulle dans une maison vendue par les Jésuites. Elles étaient enseignantes et se consacraient à l'éducation des jeunes filles. La maison étant trop petite elles achetèrent une maison aux Feuillants "beaucoup plus vaste, et d'une éminence agréable". Parmi les sœurs, plusieurs étaient de familles influentes, dont certaines dans les finances royales, aussi Louis XIV édicta en leur faveur des lettres patentes en avril 1658. 26 religieuses étaient de familles nobles, et 16 de la bourgeoisie. Le monastère de Tulle fut le plus industrieux de la Corrèze, les sœurs filaient la laine, et la carder. Elles se consacraient également à la broderie, à la dentelle, et fabriquaient des souliers. Autre fondation : Argentat en 1644.

Après la Révolution, en 1809, elles achetèrent l'ancien couvent des Carmes dechaussés pour s'y cloîtrer.

 

 

webmestre : Michel FOUGERAT

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