Savigny (Aisne)

 

La ferme des Bonshommes se trouve sur la commune de Seringes et Nesles (Aisne). A Nesles prendre la route de Mareuil en Dôle (2 km) la ferme se trouve à droite en contre-bas de la route.

Il reste dans l'extrémité du bâtiment Est la salle des moines voûtée en berceau plein cintre, et sur le mur Est quatre ouvertures plein cintre bouchées. Dans le dortoir au premier quatre ouvertures fortement ébrasées en demi-cintre à l'intérieur, et rectangulaire à l'extérieur. Ceci du à une connaissance très approfondie de la stéréotomie.

 

Histoire :
Cette celle fut fondée dans la deuxième moitié du XIIe siècle. En 1295, elle hébergeait cinq religieux, et en 1317, elle fut unie au prieuré de Raroy (n°107). Elle devint rapidement un simple domaine.
Raroy ayant été donné le 21 décembre 1624, à la Congrégation de l’Oratoire de Paris, Savigny releva directement à partir de ce moment de la maison-mère de Paris. Les “Lorrains” ayant pillé Raroy, le Duc René de Tresmes, protecteur de Raroy demanda les revenus de Savigny pour relever Raroy, mais en vain. Raroy reçut en compensation un prieuré bénédictin tout proche de lui.
Les Oratoriens y firent construire un pigeonnier en 1645. Ils passèrent un bail le 29 mai 1674 stipulant de faire les travaux suivants :
“nettoyer l’étang au-dessus de la maison, dégager le pré des joncs et des broussailles, y faire des fossés pour faire couler l’eau et la diriger vers l’emplacement où était autrefois le grand étang. Rétablir la chaussée de cet étang, l’empoissonner, ainsi que celui au-dessus de la maison. Faire démolir la grange actuelle, et la rebâtir près de la chapelle, au-dessus de la fontaine, où en tous autres lieux qu’il conviendra le mieux. Elle sera au moins de pareille grandeur que celle qui existait et recouverte de tuile. Faire le jardin, les avenues et autres embellissements. Faire augmenter le hangar et les lieux pour y faire son habitation”.
Ces travaux ne furent jamais exécutés, le prix modique du bail étant le seul attrait que trouva au contrat le fermier Michel Pierre.
Un arpentage fut dressé par L.F Hagué, arpenteur des Eaux et Forêts de la maîtrise de Soissons en 1787 . Le plan dressé des bâtiments comporte au Nord l’église, encore existante, à l’Est et au Sud les bâtiments conventuels d’origine. Au XIXe siècle on rebâti à l’emplacement du bâtiment Sud, un corps de logis, qui existe toujours. Seul le bout du bâtiment Est d’origine (XIIIe), le pigeonnier et une grange (29,37 m x 17,46 m) à l’Ouest datant de 1645 subsistent. Les autres bâtiments sont du XIXe siècle.

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