En Aveyron près de Rodez

Le Sauvage (celle n° 5)

Le sauvetage de la celle du Sauvage

(commune de Balsac - Aveyron)

 

Située à 1km au sud-ouest du bourg, au fond d'une combe sauvage, l'ancienne celle est actuellement l'objet d'un sauvetage mené par l'association :
"Les amis du prieuré du Sauvage"
21, boulevard Laromiguière
12000 RODEZ
Histoire:Le Sauvage aurait été fondé par le comte Henri III de Rodez et sa femme, Agnès. Cette dernière était la fille de Guillaume VIII, le bienfaiteur de Chavanon.
Le plus ancien document qui nous soit parvenu date de 1208. Comme toutes les celles le Sauvage reçut de nombreux dons, et particulièrement des comtes de Rodez. En 1271 dans son testament Hugues IV lègue 100 sous melgoriens au Sauvage. Vingt ans plus tard c'est Mascaronne de Comminges, femme d'Henri II, qui fait un legs.
Lors de la réorganisation de 1317 le Sauvage est uni à Montauberou. Quinze ans plus tard l'église est en ruine. Dans un acte du 31 juillet 1363, le Pape Innocent VI , déclare l'église en ruine depuis trente ans environ. Aussi la reconstruit-on, et le 9 mai 1445, l'évêque de Rodez, Guillaume de la Tour, consacre la nouvelle église. Elle est dédiée à la Vierge et à St.-Étienne.
Au XVIIe siècle un religieux, Guillaume Busquelay, représentant le prieur commendataire de Montauberou s'intitule prieur, et y installe un corps de garde . Révoqué en 1632, excommunié par l'Abbé de Grandmont, il se maintiendra au Sauvage par la terreur une dizaine d'années.
En 1647, un prieur Jacobin de Rodez relate l'état des lieux :
"la maison est tout à fait ruinée...l'église est sans vitres et sans ornements, ouverte de tous cotés, ne se disant ni messe, ni office".
Les Oratoriens ayant obtenu en 1699 l'union de Montauberou au séminaire de Montpellier, et sa communauté se replia au Sauvage, qui fut considéré comme prieuré de l'Ordre. La conventualité comprend en 1768 (25 septembre), trois religieux : Dom Thibaut, prieur, Dom de la Guérinière, et Dom La Couture. Elle est expulsée en vertu de l'application des lettres-patentes.
En 1769, le Sauvage sert de carrière de pierres, et l'église est démolie en 1793. Vendu comme bien national le 10 avril 1793 à J. Guizot habitant Balsac qui transforme le lieu en exploitation agricole. Il se sert des bâtiments inemployés (église) comme carrière de pierres pour construire la maison du domaine. La salle capitulaire et la salle des moines sont transformées en chais. Mais l'arrivée du phylloxera qui ruine le vignoble du Marcillac, entraîne l'abandon du bâtiment est. Laissé sans surveillance et sans objet le bâtiment se dégrade, vite pris dans une végétation luxuriante. En 1967, une opération de sauvetage est lancée par l'association "le club du Vieux Manoir", mais fut sans lendemain.
VestigesIl ne reste rien de l'église, qui se trouvait au sud des bâtiments conventuels, les seuls vestiges restants sont ceux du bâtiment Est.

L'entrée de la salle capitulaire

 

Le bâtiment est.

Un passage voûté (5,80 m x 2,75 m ) avec à chaque extrémité une porte en arc brisé. Elle est couverte d'une voûte en berceau légèrement brisée. Sur le mur extérieur, entre le passage et la salle capitulaire, est creusé un bénitier ou armarium.
Dans le prolongement, une belle salle capitulaire (5,80m x 5,80 m) à trois baies, sans arc de décharge. Elles étaient séparées par deux séries de 4 colonnettes, (aux dernières nouvelles il n'en reste plus que deux de chaque côté !). Cette salle est voûtée d'ogives, sans arcs formerets. Ces ogives reposent dans les angles de la salle sur de courtes colonnettes, sans chapiteaux. La clé de voûte est ornée d'une rose à 12 pétales. La pièce est éclairée à l'Est par deux fenêtres étroites
La salle des moines est belle et très sobre (12 m x 6m), toutefois un peu lourde. Elle est voûtée en berceau brisé en plein cintre, sans doubleaux; elle est éclairée à l'Est par trois fenêtres étroites, actuellement en partie enterrées.
A la suite le cellier (6m de long) en partie détruit. L'étage autrefois occupé par un dortoir est aujourd'hui entièrement en ruine, et fait l'objet d'une restauration actuellement.
Ce corps de bâtiment se terminait par une petite pièce. Du bâtiment Nord il ne reste que le mur gouttereau Sud très délabré.

Pour de plus amples renseignements consulter les "Cahiers Grandmontains" n° 2.

Histoire :
Le Sauvage aurait été fondé par le comte Henri III de Rodez et sa femme, Agnès. Cette dernière était la fille de Guillaume VIII, le bienfaiteur de Chavanon .
Le plus ancien document qui nous soit parvenu date de 1208 . Comme toutes les celles le Sauvage reçut de nombreux dons, et particulièrement des comtes de Rodez. En 1271 dans son testament Hugues IV lègue 100 sous melgoriens au Sauvage. Vingt ans plus tard c’est Mascaronne de Comminges, femme d’Henri II, qui fait un legs.
Lors de la réorganisation de 1317 le Sauvage est uni à Montauberou (34/2). Quinze ans plus tard l’église est en ruine. Dans un acte du 31 juillet 1363, le Pape Innocent VI , déclare l’église en ruine depuis trente ans environ. Aussi la reconstruit-on, et le 9 mai 1445, l’évêque de Rodez, Guillaume de la Tour, consacre la nouvelle église. Elle est dédiée à la Vierge et à St-Etienne.
Au XVIIème siècle un religieux, Guillaume Busquelay, représentant le prieur commendataire de Montauberou s’intitule prieur, et y installe un corps de garde . Révoqué en 1632, excommunié par l’Abbé de Grandmont, il se maintiendra au Sauvage par la terreur une dizaine d’années.
En 1647, un prieur Jacobin de Rodez relate l’état des lieux :
“la maison est tout à fait ruinée...l’église est sans vitres et sans ornements, ouverte de tous cotés, ne se disant ni messe, ni office”.
En 1643, la conventualité de Montauberou y est transférée, des travaux d’entretien sont entrepris. un linteau de fenêtre de l’aile orientale porte la date de 1662. Le 18 août 1683, le prieur commendataire de St Michel de Lodève, Messire Louis de Clermont, chevalier de St Jean de Jérusalem, conclut un concordat et transaction avec les supérieurs, religieux et couvent de St Michel. Cet acte fut reçu par Me Pierre Poujol . Cet accommodement répartit en trois lots :“les domaines, biens, dismes, droits, rentes et revenus desdits prieurés de Grandmont, Combromal et Salsac (le Sauvage) , les fiefs, directes et usages, les petites dismes”.
Les Oratoriens ayant obtenu en 1699 l’union de Montauberou au séminaire de Montpellier, et sa communauté se replia au Sauvage, qui fut considéré comme prieuré de l’Ordre. La conventualité comprend en 1768 (25 septembre), trois religieux : Dom Thibaut, prieur, Dom de la Guérinière, et Dom La Couture. Elle est expulsée en vertu de l’application des lettres-patentes.
En 1769, le Sauvage sert de carrière de pierres, et l’église est démolie en 1793.

Plan pour y parvenir.

plan accès

 

Quelques photos du Sauvage (Août 1995)

le cloître entrée salle capitulaire clef de voûte
le passage la salle capitulaire la salle capitulaire
le cellier la salle capitulaire la salle vue de la baie

webmestre : Michel FOUGERAT

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