Les Feuillants

 

Abbaye Saint Martin de Limoges

bénédictins puis cisterciens réformés (couvent des Feuillants).


Cette abbaye dont la fondation est attribuée à un frère de St Éloi, Alicius, vers 640, sans doute sous une règle augustinienne. Il lui aurait donné le prieuré-cure St Christophe de Beaune-les-Mines. Elle reçut par la suite l'église St Laurent à St Laurent les Églises, l'église de St Léger à Feytiat, Saint Léger de Peyrilhac, St Martial de Brigueil en l'an 1000, St Martial de Genouillac en 833. Elle devint bénédictine sous l'évêque Hilduin en 1012. L'Abbaye brûla comme une grande partie de la ville en 1122. Nouveau desastre en 1182, les consuls du château craignant que les soldats du Roi Henri II Plantagenêt ne s'établissent dans le monastère, font mettre le feu à la flêche en bois qui couronne le clocher, démolissent la tour, abattent les servitudes et les murailles du couvent. Les religieux emportent les reliques, les ornements et les objets précieux, se réfugient à l'intérieur de la ville, où les moines de St Martial leur donnent asile. L'Abbaye fut reconstruite presque entièrement en 1242, mais la communauté étant fort pauvre l'église fut construite en bois. Construite hors les murs de la Cité, (près de la place Tourny à Limoges, la rue des Feuillants garde son souvenir) elle fut souvent l'objet de pillage, au point de craindre qu'elle ne serve de refuge aux Ligueurs, les consuls du château de Limoges la firent démolir en 1576. C'est dans cette abbaye ruinée que la congrégation des Feuillants, nouvellement fondée (1595) par un abbé cistercien du monastère N-D de Feuillant (Hte Gar.) Jean de la Barrière, s'établit en 1622. C'était une observance reformée de Cîteaux (Bernardins), pour une vie plus austère, ne mangeant pas de viande, ni poisson, ni œufs, ne buvant pas de vin, couchant à terre avec une pierre pour oreiller, et allant pieds nus, se contentant d'herbes cuites sans sel et sans huile, boivent dans des cranes. Mais à la suite de la mort de quatorze religieux dans le courant d'une semaine au monastère de Rome, le pape Clément VIII s'émut et imposa une constitution moins sévère.

abbaye St Martin (gravure)

l'abbaye St Martin en 1707

Après avoir relevé en 1638 les bâtiments conventuels, la congrégation fit construire en 1650 son église. Elle garda les possessions d'Arnac la Poste, St Laurent de Gorse d'Allassac, Charniac,Nerignac, St Léger de Mansac et St Vincent de Meyssac en Corrèze, Pierrefiche en Périgord, et St Martin sur l'Autize en Poitou, les prévôtés de Feytiat, Peyrilhac et Beaune les Mines. En 1791, il ne restait que 5 religieux, et les bâtiments furent vendus à M Barbou-Descourières ;son imprimerie s'y établi puis un pensionnat de jeunes filles lui succéda. En 1865 la ville de Limoges acheta le bien pour le démolir et construire les bâtiments de la division militaire. Il ne reste plus de vestiges de cette abbaye.


Les Feuillants à Tulle


Les feuillants ont été introduits à Tulle par l'évêque Jean de Vaillac en 1615. Leur couvent fut implanté dans le quartier du Trech. La rue des Feuillants garde le souvenir de leur passage à Tulle. La communauté ne fut jamais très nombreuse et n'a jamais dépassé les six membres. À la Révolution le couvent n'était habité que par deux moines. À cette date, les bâtiments servirent aux bureaux du directoire du département , puis d'école normale . De mauvaise qualité, et malgré les réparations apportées tout au long du XIXe siècle, ils étaient délaissés, et disparurent dans le grand incendie du 8 juin 1944.

emplacement abbaye (carte postale)

La place Jourdan vers 1880. La rue des Feuillants se trouve derrière le bosquet à gauche. Le bâtiment du Corps d'Armée n'est pas encore construit.

voir implantation sur le plan de Limoges

 

L'Abbaye des Feuillantines !

Véritable liqueur des religieux Feuillants de l'ancien monastère de Limoges.

C'est ainsi qu'un breuvage lancé par Alfred et Paul Lemaigre-Dubreuil, de Paris, a été créé en 1897 par la société la feuillantine en reprenant un brevet d'une liqueur inventée par Perret et Dannaud. L'usine était 78 faubourg de Paris à Limoges. Auguste Jacquet reprend la société vers 1901 et transporte l'usine 24 avenue du Midi où elle se trouve encore en 1904.
L'allusion aux feuillants de Limoges est une publicité mensongère, fort répendue au siècle dernier. Quant on sait que c'était une observance reformée de Cîteaux (Bernardins), pour une vie plus austère, ne mangeant pas de viande, ni poisson, ni œufs, ne buvant pas de vin, couchant à terre avec une pierre pour oreiller, et allant pieds nus, se contentant d'herbes cuites sans sel et sans huile, buvant dans des cranes. On les imaginent mal en train de concocter un breuvage.

Nous devons la communication de cet trés intéressant chromo à Marie-Elisabeth Journiac-Audigou qui tient un site sur les créations de ce genre. Site fort intéressant à visiter : http://pagesperso-orange.fr/mej/

Quant à sa documentation elle nous a été aimablement communiquée par M Michel Toulet qui tient le site sur la Renaissance du Vieux Limoges : http://www.rvl87.com/

 

 

webmestre : Michel FOUGERAT

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