N-D du Parc de Rouen (Seine-Maritime)

 

L'église seule subsiste. Elle se trouve à Rouen sur la rive gauche près des abattoirs, avenue de Grammont.

Transformée en poudrière civile en 1782, cette affectation sauva le bâtiment. Ce n'est que recemment (1970) grâce à son maire très actif , M Jean Lecanuet, le bâtiment retrouva sa signification primitive, et surtout fut remis en parfait état intérieurement.

 

église face Sud-Est

De ce prieuré restent deux tableaux peints sur bois vers 1625 de l'école de Le Nain, le premier : Infirmes, blessés et prisonniers priant au tombeau de St Étienne de Muret se trouve dans l'église de Roncherolles sur le Vivier - 76160. Ce tableau faisant partie d'une série de trois qui décoraient le réfectoire du prieuré de Notre-Dame du Parc à Rouen.

Les deux autres se trouvaient dans un très mauvais état dans le grenier de l'hospice de Pont-Audemer.

 

Mon attention avait été attirée par un passage du livre du chanoine Farcy, curé de Saint Sever à Rouen, consacré à ce prieuré . Il écrivait page 20 : « M. Guey, l’éminent directeur du Musée de peinture, a eu la bonne fortune d’étudier trois tableaux qui datent de 1625 environ, et qui se rapportent à la présence, dans notre région, des religieux de Grandmont : l’un se trouve dans l’église de Roncherolles sur le Vivier et représente le tombeau de St Étienne, avec des miraculés à l’entour ; les deux autres sont actuellement dans le grenier de l’Hospice de Pont-Audemer, en bien mauvais état : l’un représente la réception du saint par le Pape, lors de l’approbation de son Institut, et l’autre la remise à Saint Étienne des insignes de l’Abbé. Il faut noter dans ce dernier tableau ce trait caractéristique : l’Abbé, debout, s’appuie sur un bâton, dont la partie supérieure porte une barre en forme de T : c’est le Tau. ».
Pour en savoir plus je me rendais en septembre 1997 à l’hospice de Pont-Audemer, et là j’apprenais qu’un des deux tableaux avait brûlé pendant l’Occupation, et le second venait d’être descendu dans la chapelle. Je le trouvais posé sur le sol, adossé au mur nord de la nef. Il représentait Saint Bruno refusant la crosse et la mitre aux habitants de Reggio de Calabre. Effectivement il était très sale et effectivement en mauvais état, mais parfaitement restaurable. Je rencontrais immédiatement le directeur de l’hospice et plaidais auprès de lui pour qu’il en fasse prendre soin en attendant un plan de sauvetage. J’allais ensuite au Musée local, le Musée Canel , et là je rencontrais sa conservatrice Mme Elisabeth Carbonneaux-Leprêtre . Elle s’intéressa tout de suite à ce sauvetage, et m’assura qu’elle allait faire le nécessaire. Quelque temps après j’apprenais que l’hospice avait fait don du tableau au Musée Canel, et le 1er avril 2001 le tableau était mis à l’Inventaire. Les subventions pour la restauration furent accordées (15.000 euros) et la restauration fut exécutée par deux restaurateurs diplômés de l’Institut Français de Restauration des œuvres d’Art, Mme Florence Delteil-Ruffat et M Patrick Mandron en mai et juin 2004. Ce tableau est maintenant visible au Musée Alfred Canel.
En ce qui concerne le sujet décrit, ce n’est pas aux habitants de Reggio de Calabre que Saint Bruno refusa cet honneur, mais du Pape Urbain II. À tort il est présenté par le Musée Canel comme « Fondation d’une chartreuse, St Bruno ». Il reste à savoir que représentait la peinture qui réchauffa les pensionnaires de l’hospice durant les durs hivers de l’Occupation ? Si M Guey a pu voir dans le tableau sauvé, St Étienne recevant les insignes de l’Abbé, avec son « Abbé » appuyé sur un bâton, que représentait la réception du Saint par le Pape.

Michel FOUGERAT.

La photo du tableau, avant restauration, elle a été prise dans de mauvaises conditions en septembre 1997 dans la chapelle de l'hospice de Pont-Audemer. En dessous la photo du tableau restauré.

Vestiges :
De sa destination dernière comme poudrière civile de la Ville de Rouen, elle conserve son étrange et peu élégante couverture en ardoise.
L'église d’une longueur totale de 36,39 m hors œuvre, est composée, comme toutes les chapelles grandmontaines, d’une nef unique couverte d’une voûte en berceau brisé, sans doubleau (voûta plana). À la naissance du berceau se trouve un gros cordon torique. Une abside semi-circulaire, légèrement plus large que la nef, est voûtée sur croisées d’ogives à dix branches. Les branches d’ogive sont profilées d’un boudin, dégagées par des cavets ; elles encadrent des arcs formerets brisés, avant de retomber sur des culs-de-lampe. Elles convergent sur une clef de voûte circulaire, sculptée, représentant à droite, un diacre en dalmatique, peut-être St Etienne de Muret tenant un glaive; au centre, à genoux, le prieur Mathieu de Veruc, à qui l’on doit la restauration de l’église, tenant son tau, insigne de sa dignité. À gauche, la Vierge debout, tenant dans ses bras l’enfant Jésus. Le pignon ouest est percé d’une haute et étroite lancette, fortement ébrasée vers l’intérieur.
L’intérieur de la chapelle a été préservé, contrairement à l’extérieur, qui porte les stigmates de très nombreuses reprises. Le pignon ouest a sa base construite en petit appareil, et les deux angles en grand appareil. La face nord a été entièrement reprise lors de la construction d’un grand contrefort. On aperçoit également trois grands arcs de décharge correspondant aux trois travées d’une chapelle, consacrée à Ste Catherine, disparue. Sur cette face nord, la porte des fidèles est ouverte. De construction plus tardive, vraisemblablement refaite lors d’une campagne de travaux, probablement en 1411. Elle possède un arc très aigu reposant sur des piédroits formés de trois colonnettes.
La paroi extérieure de l’abside est dépourvue de contrefort. Le mur sud porte la marque d’arrachements des bâtiments conventuels, surtout au niveau du décrochement de l’abside. Le mur a d'ailleurs été repris en employant de la brique.
On peut estimer que la lancette du pignon ouest, et d’importantes parties de la base du mur sud remontent au XIIe s. Par contre, le mur nord, avec la porte des fidèles, le contrefort nord-ouest, la voûte de la nef et l’abside en totalité, sont à mettre sur le compte du prieur Mathieu de Veruc, qui dut reconstruire deux fois la chapelle. La première fois elle fut détruite par les soldats navarrais, et la seconde fois, elle fut “comburée et démolie par fortune de feu “


VESTIGE à la fin du XVIIIe siècle.
Nous savons, grâce au devis établi par l’Ingénieur en Chef du Roi pour les Ponts et Chaussés de la Généralité de Rouen, M. de Cessart, le 24 mars 1782, l’état du prieuré à cette époque.
“Article 1er - Démolition du comble actuel et reconstruction d’une deuxième voûte couverte en ardoise.
Le comble actuel construit en charpente légère couverte en tuile en très mauvais état, est au-dessus d’une voûte de fort peu d’épaisseur. Cet ensemble ne présente pas une sûreté suffisante contre le feu, pourquoi le comble sera démoli en son entier... Ensuite les murs étant bien dressés de niveau dans tout le pourtour, il sera construit une seconde voûte en maçonnerie de moellons de douze pouces d’épaisseur de forme de plein ceintre ; les reins et le sommet de la dite voûte garnis en pareille maçonnerie de moellon, de manière que l’extrados de la dite voûte forme les deux côtés d’un comble droit. Cette voûte sera terminée en cul-de-four sur le chœur, et formera un demi-cosne à l’extérieur de cette partie. Elle contiendra dix-huit toises de longueur sur cinq toises
quatre pieds de pourtour...”
“Article 2 - Percement et bouchement de plusieurs bayes au pourtour de l’église....La porte d’entrée actuelle ainsy qu’une autre de côté, deux autres dans le chœur, vue dans la nef, et deux croisées dans le pignon et dans le chœur seront pareillement bouchées en maçonnerie de moellon dans toute leur superficie et épaisseur ( ces désordres ont été réparés en 1970).
“Article 3 - Construction d’un plancher bas sur lequel seront déposées les poudres ...( également réparés).
“Article 4 - Démolition des bâtiments qui joignent les murs de l’église et construction d’un mur de clôture.
Pour isoler le magasin dans tout son pourtour, il sera nécessaire de démolir plusieurs parties du bâtiment qui joignent l’église. Cet ouvrage sera fait aux frais du propriétaire, à qui les matériaux seront abandonnés...( il n’est pas faits mention de l’importance ni de la composition des bâtiments, cela est regrettable).
“Article 5 - Construction d’un corps de garde et d’un paratonnerre.
Le reste donne les instructions de construction. À souligner dans les conditions générales, les renseignements suivants :”Les matériaux seront des meilleurs qualités, chacun dans son espèce reconnues tels par l’ingénieur chargé de la direction des dites ouvrages, sans pouvoir en employer sous tel prétexte, que ce puisse être de qualité inférieure.
Ils seront proprement et solidement employés suivant l’art, en conséquence il fera choix des meilleurs ouvriers.


Histoire :
“Henri II, Roi d’Angleterre et Duc de Normandie, ayant donné un fond dans la forêt de Rouvray, aux religieux de l’Ordre de Grandmont, ceux-ci commencèrent à s’y établir vers l’an 1156» . Pour écrire ces lignes, Farin s’était appuyé sur une charte, que L. Delisle, deux siècles plus tard devait dénoncer comme étant entachée de suspicion, car elle semblait avoir été réécrit. Son style est différent des chartes de l’époque, remplies de formules insolites, et dont plusieurs sont empruntées à la chancellerie du Roi de France.
La celle ne fut construite qu’après 1180, car elle ne figure que sur les rôles de 1195 .
On peut supposer que les Grandmontains s’établirent dans un premier temps, dans la forêt de Rouvray. Là ils furent en butte aux chasseurs, et demandèrent au Roi un endroit plus tranquille pour prier. Ce dernier leur donna un enclos dans le Parc Royal, d’où son appellation : Notre Dame du Parc .
Le territoire donné était grand, sur la Seine il partait du pont Mathilde, jusqu’au pont Corneille. C’est le terrain sur lequel furent installées les voies et la gare Saint Sever. Il comprenait en outre plusieurs îles, dont l’actuelle île Lacroix.
Les Grandmontains de Rouen (fratres Anglici) connurent les mêmes vicissitudes que ceux de Vincennes (fratres Gallici), sollicité par leurs protecteurs respectifs, ils réussirent à garder à l’Ordre son unité, grâce à l’appui du Saint Siège .
La chapelle eut le privilège d’être choisie, pour sépulture, par de puissants personnages. Le premier fut Geoffroy, Archevêque d’York, fils naturel d’Henri II, mort en 1212. En 1235, surgit un différend, entre les religieux et le maire de Rouen, Raoul Auriot, au sujet de deux hommes francs, que la municipalité, doit leur fournir par privilège royal .
L’archevêque de Rouen, Eudes Rigaud, vient à différentes reprises administrer le sacrement d’ordination, en 1248, 1253, 1254, et 1255.
C’est également lui Eudes Rigaud, qui fit emprisonner le correcteur en 1259, pour avoir falsifié des chartes.
L’affaire fut réclamée pour être jugée par l’évêque de Lisieux, juridiction qui s’étendait jusqu’à la rive gauche de Rouen. Une réunion de prélats examina l’affaire à Caen le 13 septembre 1259. On ne connaît pas la teneur du jugement qui en est résulté. A la décharge des religieux, il faut dire que les chartes originales, ayant été détruites ou égarées, la règle primitive de l’Ordre, interdisant la conservation de ces documents, ils se trouvèrent en grandes difficultés , pour défendre leurs intérêts, et trouvèrent ce procédé pour pallier la carence de ces documents .
À la fin du XIIIe siècle, le prieuré eut à subir les caprices de la Seine. On note de grandes inondations en 1281 (un mètre d’eau recouvre la chaussée), 1296 (le pont Mathilde est rompu par le courant), et en 1342, l’eau envahit le cloître, la salle capitulaire et le réfectoire. En 1372, l’eau alla jusqu’à détruire des murs du prieuré .
En 1295, le prieuré hébergeait dix religieux, et quatorze en 1317, après l’union d’un petit prieuré près de Gaillon, Aubevoie. Elle eut comme prieur à cette époque Hélie Adhémar , avant qu’il fut nommé correcteur de Louye, puis du Châtenet.
Mathieu de Veruc, fut prieur du 9 mars 1376, jusqu’à sa mort en 1411. C’est sous son impulsion que le prieuré fut reconstruit deux fois, la première fois à la suite de la ruine du monastère par les soldats navarrais, et la seconde fois, à la suite d’un incendie.
Il laissa sa “signature” sur la clef de voûte de l’abside. Il y est représenté à genoux devant la Vierge, tenant le tau prioral. Son identité est prouvée par les armoiries placées en dessous. Cette clef de voûte est la seule infraction à la règle de ce prieur, si respectueux par ailleurs des usages.
Une confrérie fut fondée en 1365 en l’honneur”de la glorieuse Vierge Marie, de Saint Etienne confesseur, et de Sainte Catherine, vierge et martyre” . Le cardinal d'Estouteville, prieur commendataire en 1478, en confirma les statuts, et fit ériger ou rebâtir une chapelle latérale sur le côté nord de l’église, dont il ne reste que le lavabo, creusé dans le mur nord sous le troisième arc . Cette chapelle fut détruite par les Calvinistes, sous Charles IX.
La commende fut introduite en 1409, avec pour conséquence la distinction de la mense priorale, et de la mense conventuelle. Le premier a en bénéficier fut Pierre Redondeau, l’abbé général de Grandmont !
En 1439, le Prieur claustral du Parc fut poursuivi par l’officialité pour inconduite . Le prieur commendataire à cette époque était Pasquier de Vaux, conseiller du Roi Henri IV, évêque de Meaux et de Lisieux. Il profita de sa situation pour acheter aux religieux en 1443, l’hôtel de Grandmont. C’était une propriété, que les religieux possédaient auprès de la Monnaie de Rouen.
Il devait en jouir sa vie durant “cela en considération des grosses sommes, que cet évêque avait mises pour les réparations et l’embellissement du prieuré” . En compensation l’évêque cédait une portion de son hôtel épiscopal, dit hôtel de Lisieux . A sa mort, les religieux rentrèrent en possession de leurs biens.
Le Cardinal d’Estouteville lui succéda vers 1450, mais il eut les plus grandes difficultés à se faire recevoir , et même se fit éconduire. En 1468, il crut pouvoir envoyer ses officiers pour en prendre possession, mais l’administrateur Jacques d’Amboise avait fait garder le monastère par Philippe Douvrendel, écuyer, et une troupe de gens armés de “vouges, dagues et haches”, qui intimèrent, avec menaces, aux envoyés du prélat, la défense d’avancer, et s’opposèrent à l’accomplissement de leur mission (A.D.S.M - G 1262). Il ne vint pas souvent au prieuré, mais il manifesta sa générosité par la construction de la chapelle Ste Catherine en 1471. Il se faisait représenter le plus souvent par un maître des intestats à la cour d’Église, Michel de Batencourt. C’est ce dernier qui nous a laissé les comptes de la construction ou de la reconstruction de la
chapelle Ste Catherine, destinée à une confrérie fondée en 1365 .
Robert de Croixmare succéda comme prieur commendataire au Cardinal d’Estouteville. Il aimait résider à Grandmont (le Parc), et c’est au prieuré qu’il rédigea son testament le 20 Mars 1472 . A sa mort, ce fut son neveu, François Picart, protonotaire apostolique, qui lui succéda. Quant il meurt en 1503, il est remplacé par un neveu du Cardinal d’Amboise, légat du Pape, François- Guillaume de Clermont . Il lui avait accordé les bulles de N.D du Parc.
Puis en 1516, le Cardinal de Luxembourg, fut prieur commendataire, puis lui succéda Arthur de Larrey, évêque d’Angoulême et précepteur du Roi François 1er, Etienne Poucher, évêque de Bayonne, qui fit réparer le cloître en 1547 .
Une pierre tombale se trouvait dans la nef et portait la mention suivante “Cy-gist Jean de Sanne, escuyer, serviteur de l’évêque de Lisieux, qui décéda le 19 septembre 1545...” .
En 1560, le Cardinal de Bourbon, archevêque de Rouen, par un don important, permit d’enrichir la bibliothèque. Rouen devint, grâce à cela, le centre, avec la Haye d’Angers, où les études furent les plus élevées dans l’ordre .
Mais en 1562, les Calvinistes devenus maîtres de Rouen, incendièrent le prieuré .
Le prieuré dut être réparé, car le mardi de Pâques 1591, un missionnaire catholique très exalté, le Père Houlle, que son activisme avait chassé de Caen, vint prêcher à Grandmont. Peu après , le prieuré était de nouveau ruiné.
La communauté était composée à cette époque de quatre prêtres, deux novices, et un frère lai, qui durent évacuer les lieux. Jehan Dubois, prieur claustral, fit réparer le monastère , mais le Prieur commendataire, Jacques du Tillet, conseiller au Parlement de Paris, refusa de l’y aider, le trouvant en trop mauvais état . Il résigna son bénéfice en faveur des Jésuites, qui venaient de fonder le Collège de Rouen.
Les moines se déclarèrent hostiles à cette union, et ils présentèrent une requête d’opposition au Parlement. Ce procès donna lieu à une enquête sur l’état du prieuré. Innocent Picquet, notaire apostolique, en fut chargé. Il s’avérait que le prieuré était en ruine, et que les six religieux vivaient alors, séparément en dehors; un convers restait seul, au milieu des ruines. Le 3 novembre 1593, le notaire Picquet et Jacques Fournier, procureur du collège, en prenaient possession, sans entrer dans l’église profanée. Les jésuites étaient mis en possession du prieuré. Le Parlement de Normandie enregistra les bulles marquant l’union du collège et du prieuré. Il était stipulé dans les bulles, que le service divin devait être célébré par les moines, et que les Jésuites devaient les entretenir et les nourrir . Mais Henri IV voulu disposer du prieuré autrement. Il en faisait l’attribution à deux personnes différentes, un certain Olivier, et à un de ses aumôniers, Jacques de Bernage .
Bernage dut attendre la soumission de Rouen, alors
occupé par les ligueurs, ce qui arriva en septembre 1594. Jacques de Bernage chercha une entente avec le sieur Olivier, mais ce dernier devait mourir en décembre de la même année. Il chercha ensuite à s’entendre avec les Jésuites, mais ces derniers devaient peu de temps après être bannis du royaume. Bernage obtint des lettres-patentes le laissant seul maître du prieuré. Un légat du Pape, le Cardinal de Plaisance, lui accorda des bulles le confirmant dans sa possession.
Les Jésuites revinrent en grâce auprès du Roi en 1604, et tous les biens enlevés leur furent rendus, sauf Rouen, pour lequel Bernage obtint un arrêt du Roi le confirmant dans sa possession. Les Jésuites obtinrent du Roi, la réserve du prieuré à la mort de Jacques Bernage; ils pensèrent n’avoir plus qu’à attendre cette issue. Mais en 1624, Bernage toujours en vie, mais devenu entre temps aumônier du nouveau Roi Louis XIII, et chanoine de la cathédrale de Paris, résigna sa charge en faveur de son neveu, et mourut en Mars 1627. Le collège des Jésuites voulut reprendre le prieuré, mais le neveu présenta des lettres-patentes du Roi Henri IV datées de 1605, permettant à son oncle défunt de transmettre sa charge.
On fit une transaction, les Jésuites jouissaient du prieuré, en assurant aux religieux une rente annuelle de 2.300 livres, et Louis de Bernage reçut une pension viagère de 3.000 livres. Il semble que malgré ces chamailleries, le prieuré vivait assez confortablement. Il faisait exécuter vers 1625, trois beaux tableaux, dont l’un se trouve dans l’église de Roncherolles sur le Vivier (Seine-M.), représentant le tombeau de St Etienne de Muret entouré de personnages demandant son intervention (aveugles, prisonniers, paralytiques, blessés...). Ce tableau d’une très belle facture, est aussi une des rares oeuvres rouennaises de cette époque ayant survécu. Ce tableau fut donné à l’église de Roncherolles en 1802 par Mr Le Brumet, et a été classé le 20 Octobre 1913. Il a été restauré en 1992. Les deux autres tableaux se trouvaient dans les greniers de l’hospice de Pont-Audemer, avant la dernière guerre, dans un très mauvais état .
L’un représentait la remise à St Etienne des insignes de l’Abbé, et le second l’approbation de la Règle par le Pape, en présence de St Etienne.
Pour remédier aux dissensions entre les Jésuites et les Grandmontains, un concordat fut conclu en 1633, devant le Prévôt de Paris, entre François de Tautal, Abbé Général de l’Ordre, frère Jacques Gaillard, sous-prieur du prieuré depuis le 23 juillet 1632 Charles Lallemand, recteur du collège des Jésuites, et Louis Armand, procureur de la Compagnie. Les religieux abandonnaient le domaine d’Aubevoie les Gaillon (celle N°39) aux Jésuites, et se réservaient “le pourpris et enceinte du prieuré, les bâtiments, le clausage et pâturage qui s’y trouvaient”
Deux lots furent partagés le 18 Mai 1635. Le premier lot, pour les religieux, était composé du pré de la Tuilerie, du jeu de Mail avec le pré attenant le grand Parc, 100 livres de rente annuelle sur le domaine de Rouen.
C’est en 1632, que Charles Fremon fut envoyé à Rouen,
où on le “plaça dans un petit lieu voûté proche de l’église “ . Il s’agit sans doute de la pièce au-dessus du passage, dont certains y voient soit le chartrier, soit la chambre des malades, et plus vraisemblablement l’oratoire de nuit.
En 1634, l’Abbé Général, François Tautal, vint visiter le prieuré de Rouen. Sachant sa venue, Charles Fremon rédigea un petit livre consacré aux Exercices de l’Ordre. Il fut imprimé par la suite à Dijon. Dès que l’Abbé Général arriva, Charles Fremon s’empressa de lui remettre le livre, mais les autres religieux mûs par la jalousie, firent des reproches auprès du général, se plaignant de la vanité et de l’ambition de Charles Fremon, mais l’Abbé ne fut pas dupe, et porta sur Charles un jugement bien différent . Les religieux demandèrent l’introduction de la réforme à Rouen le 23 juin 1642, mais leur zèle fut de courte durée, et ils abandonnèrent vite leur projet .
Un statut du chapitre général de Grandmont de 1643 rendit obligatoire l’accord de l’Abbé pour toute construction ou démolition de quelque importance. Le chapitre interdit également l’existence de confrérie dans les églises de l’Ordre. C’est ce qui motiva les religieux à ne plus procéder à l’entretien de la chapelle Ste Catherine, chapelle qui se trouvait sur la face nord de l’église. Par contre on réédifia en 1652, sous l’impulsion du prieur claustral, D. Jean du Bois, les bâtiments conventuels qui se trouvaient en mauvais état par suite des derniers troubles de la Ligue .
En 1654, Alexandre Fremon fut nommé prieur claustral du prieuré, et vicaire général de l’Ordre. Quelques années après, l’Abbé Général ayant reçu des plaintes des religieux de Rouen contre leur prieur, il vint à Rouen, et déposa Alexandre Fremon de sa charge le 25 octobre 1660. Ce dernier saisit la chambre des vacations au Parlement de Rouen, pour abus, et fit prendre un arrêt par défaut, deux jours après, le maintenant dans sa charge .
Vers cette époque, le prieuré eut des démêlés avec le vicomté de l’Eau, pour faire valoir ses droits de haute, moyenne et basse justice.
Le 2 février 1657 une bande de malfaiteurs était arrêtée par les officiers de Grandmont, pour vols commis sur le pont de bois reliant les deux rives de Rouen. La vicomté voulut revendiquer la connaissance des délits, mais le Parlement le lui refusa .
En Juillet 1668, trois individus tuent un homme nommé Balthazar sur le” grand cours” de Grandmont. Une sentence du Parlement, du 6 juillet confirma Grandmont dans ses droits de justice. Le 31 Août 1668, la justice de Grandmont condamnait lourdement les assassins, le premier a être décapité, le second a être pendu, et le dernier aux galères.
En 1670, un incendie important ravagea un bâtiment situé le long du cours, vers le port. Nicolas de Bihorel, correcteur des comptes de Normandie, offrit aux religieux 5.000 livres pour le reconstruire. Un acte notarié vint entériner l’accord, et nous donne par la même occasion les noms des religieux du prieuré : Dom Christophe de Maslon, prieur claustral, Jean Bouaut, Hugues le Carbonnier, Gilles Isambert, Pierre Millot, Charles
Talbot, Etienne Lhermitte, prêtres, Laurent le Tavernier, sous-diacre, Charles Busquer, profès, se portant forts pour les religieux et étudiants en théologie à Paris, Pierre Talbot prêtre, Louis de Moy, diacre et Charles Durour, profès, ainsi que Pierre Joseph Hazac, prêtre, en déplacement à Blois .
Dom Christophe Maslon, prieur claustral fut accusé de négligence dans son administration, et fut destitué en 1671 par l’Abbé général, destitution approuvée par arrêt du Conseil d’Etat du 5 Novembre 1671 .
Le Père Alexandre Fremon qui lui succéda, fut élu Abbé général le 5 Novembre 1678.
Rien ne vint troubler la paix du prieuré jusqu’en 1719, date à laquelle un sieur Guynot fit croire au Régent de France, que les Jésuites n’avaient aucun titre canonique, ni lettres-patentes du Roi pour détenir le prieuré. Guynot obtint un arrêt d’investiture du prieuré le 13 février 1719. Les Jésuites n’eurent aucune peine de démontrer que cette demande était fallacieuse, et obtinrent sans difficulté un arrêt du Conseil déclarant nul et non avenu le précédent arrêt.
Le XVIII ème siècle devait malheureusement voir s’installer l’indiscipline dans tout l’Ordre, et en particulier à Rouen. En Janvier 1733, l’Abbé général, de la Guérinière, demanda au prieur de Rouen, Dom Louis Dalmas de Boissy, de déplacer le père Ligondez, expert dans la construction, sur un chantier que l’Ordre avait à Menet, dans le Cantal . Le prieur Dalmas tenait à garder le père Ligondez, qui d'ailleurs ne voulait pas de ce déplacement, et décida de ne pas obliger ce religieux à partir, mais au contraire l'encouragea à rester à Rouen. La fronde contre l’Abbé Général couvait. Quelles en étaient les raisons? Ce déplacement du Père Ligondez à Menet amène plusieurs constatations .La première, ce déplacement dans le nord du massif du Cantal, pour surveiller la construction d’une nouvelle maison de l’Ordre paraît bien étrange, à la rigueur il pouvait s’agir de travaux à la chapelle de Chanterelle, construite en 1617 par Jean de Tautal, frère du 20ème abbé; la deuxième constatation est qu’il y avait une plus grande urgence au niveau des constructions. En effet, de concert avec les prieurs de Beaumont, Dom Aleaume, le prieur de Viaye, Dom Jacques Dalmas, son frère, D. Louis Dalmas firent campagne contre l’Abbé général. Ils demandèrent au Roi et à son conseil la convocation d’un chapitre général, se plaignant de la mauvaise administration de l’Abbé général.
Le 24 Avril 1733, ils reçurent le soutien de D. Simon Vachene, prieur de Bois Rahier, de D. Pierre Parfait, prieur de Boulogne et de D François de Linars, prieur de Bercey.
L’abbé de la Guérinière opposa son refus de réunir le Chapitre Général “le bâtiment capitulaire était dans un état de dégradation qui ne permettait pas d’y assembler le chapitre; que ,depuis dix ans , il régnait une colique cruelle...” il ajoutait “que l’autorité royale n’avait pas à intervenir dans la convocation des assemblées de cette nature”, et que “les trois quarts de l’Ordre sont contre cette requête” soit 25 maisons sur les 32 que comptait l’Ordre . Puis il démontre que cette requête est contraire aux statuts de la règle, qui d’après l’article 17 du chapitre VIII, dit :
“Les religieux seront obligés de recourir à l’Abbé, juge ordinaire, avant d’avoir recours aux juges séculiers. Cette demande au Roi est donc un manquement grave”.
La requête fut rejetée par arrêt du Conseil en date du 29 mai 1734.
Il résultait toutefois de ce différent que le monastère de Grandmont menaçait ruine. L’Abbé de la Guérinière devenu conscient du problème avait fait dresser un état des bâtiments par Mr Naurissart, Ingénieur des Ponts et chaussées de la Généralité, en Août 1732. Le devis de reconstruction s’élevait à 310.447 livres .
Il y a de fortes chances que l’Abbé Général n’avait pas besoin de D. Sylvain Ligondez a un supposé chantier à Menet, mais bien à Grandmont. Pourquoi avait-il agit de la sorte ?
Il faut avoir présent à l’esprit le caractère de l’Abbé. Jeune homme, il avait dit à son oncle qui l’élevait, sur ses projets futurs “qu’il avait pris la résolution d’entrer dans l’Ordre de Grandmont, il y avoit peu de capacité chez ces religieux : ils étoient obligés de chercher des professeurs ailleurs. Il pensa qu’il le deviendroit, et qu’il s’attireroit l’amitié et l’estime de ses confrères; que l’Abbé Général avoit un certain âge...”. Il mit son plan à exécution. Il fut élu Abbé Général à 34 ans. On peut douter de l’estime qu’il pouvait avoir pour ses subordonnés, et le fait de décréter du déplacement du Père Ligondez sans le justifier, démontre sa désinvolture et sa suffisance. C’est cet Abbé de la Guérinière, qui s’était fait attirer une verte riposte par un Récollet à qui il avait dit en plaisantant, que son Abbé, était à la tête de cent mille gueux, et qui lui répondit “et vous de cinquante ânes .
Le Chapitre ne se réunira que vingt ans plus tard ! Le père Ligondez restera à Rouen jusqu’à sa nomination comme Prieur claustral de Villiers vers 1740, puis ensuite à Beaumont.
Quant l’Assemblée du Clergé nomma une commission de réforme des Réguliers en 1765, le prieuré de Rouen ne sera habité que par neuf religieux : D. Sevrey, prieur claustral, D. Salot de la Tourniol, D. Roques, D. Boëri, D. Guignier, D. Daguindeau, D. de Lacroix de la Valette, D. Vergniaud, et D. Le Borlhe.
Le Prieuré de Rouen dépendait de l’évêché de Lisieux, son évêque ayant besoin d’argent...il obtint des lettres-patentes d’union du prieuré à son séminaire. Elles furent enregistrées au Parlement de Normandie le 17 Novembre 1769.
Au terme de cet arrêt, cette union avait pour but “d’assurer tant aux jeunes séminaristes, qu’aux anciens prêtres du diocèse, des secours gratuits “ . Il était accordé aux religieux une pension alimentaire proportionnée à leur rang. Le Prieur Sevrey toucha 1.500 livres, les frères Le Borlhe, Salot de la Tourniole, Roques et Boëri et Guignier, conventuels : 1.000 livres, les clercs Daguindeau, de Lacroix, Vergniaud : 800 livres. Les
biens claustraux, cloître, église, redevenus inutiles, et d’un entretien onéreux, pouvaient être détruits.
Les religieux furent expulsés en 1770, et le mobilier mis en vente, par voie d’annonces dans les Affiches de Normandie en Octobre 1770.
Plusieurs religieux furent fidèles à leurs voeux. Louis Guignier, originaire du Blanc (Indre), fut arrêté en 1793, dans le Poitou, détenu à Poitiers, il fut condamné à la déportation le 18 Mars 1794. Conduit à Rochefort, il fut embarqué sur les Deux Associés, où il mourut des sévices endurés, à l’âge de 52 ans, le 22 Août 1794 .
Le 5 février 1773, deux religieux de l’ancien prieuré de Rouen arrivèrent à Grandmont, D. Salot de la Tourniole, et D. François Le Borlhe, qui furent reçu avec joie. D. Salot de la Tourniole devait devenir aumônier des Pénitents Feuilles mortes à Limoges, et y mourir en mai 1784.
Le second, D. François Le Borlhe, entoura l’Abbé Mondain de la Maison-Rouge, jusqu’à ses derniers moments. Il occupait à Grandmont la fonction d’économe. Il se retira par la suite dans sa famille.
D. Vergniaud, unit ses efforts à ceux de l’Abbé pour prévenir la ruine de l’Ordre. Dernier survivant et à ce titre, devenu Chanoine le 30 septembre 1817, il inaugura le 15 Juin 1825, la petite chapelle de Grandmont, avec la dernière religieuse grandmontaine du Châtenet, Marie Barny.
Que devinrent les bâtiments après la dispersion des religieux?
En décembre 1773, le séminaire de Lisieux, devenu propriétaire, afferma par un bail de huit ans, l’enclos à Laurent-François Coquerel, qui était à la fois cultivateur et commerçant. On lui donna la faculté de faire démolir l’église et les bâtiments conventuels, et de vendre les matériaux à son profit.
Coquerel ne toucha pas à l’église, et en 1780, il offrit l’hébergement aux dragons du régiment de la Rochefoucauld dans cette “caserne. L’offre fut acceptée par l’Intendant Général. Coquerel fit construire des écuries, une forge, une chambre de discipline, qui coûtèrent 3740 livres, et le détachement resta huit mois !
En 1781, Coquerel renouvela son bail avec le séminaire, et en 1783, il louait les bâtiments au Roi pour une durée de 90 ans moyennant une rente de 750 livres, et l’église fut convertie en magasin à poudre . Pourquoi cette destination pour le moins étrange ?
Les habitants de Rouen avaient envoyé une supplique le 13 novembre 1773, demandant le déplacement de la poudrière civile se trouvant au sein de la ville, de la manière suivante “Il y a, dans une des tours d’un ancien château appelé le Vieux Palais, qui est dans l’intérieur de la ville, un dépôt considérable de poudres de guerre : cette tour a des murs de neuf à dix pieds d’épaisseur, et s’il se faisait une explosion dans une pareille masse de maçonnerie, la ville de Rouen serait détruite...” .
Déjà en 1764, ils s’étaient émus de cet état de fait et dans un mémoire écrivaient : “Le vieux palais de Rouen est une forteresse irrégulière fort ancienne, bâtie à l’extrémité de la ville
et sur les bords de la Seine. Son enceinte est un gros mur flanqué de huit tours toutes inégales, un bastion et un demy-bastion, elle étoit environnée de bons fossés pleins d’eau. Ils ont été comblés en plus grande partie par la tolérance des commandants en sous-ordre qui fermaient les yeux sur l’obligation positive, mais encore de solliciter leur curement pour leur rendre leur première propriété.
Pour avoir l’occasion de soutenir les premiers abus, on n’a cherché qu’a insinuer l’inutilité de cette forteresse et imaginé d’en abandonner l’entretien à la ville de Rouen, sous prétexte d’économie. Le ministère y a consenti, sans prescrire sur cela aucunes conditions....La ville de Rouen est extrêmement peuplée, sujette a des émeutes dans le peuple, auquel se réunissent assés ordinairement les ouvriés des manufactures de Dernetal et d’Elbeuf qui peuvent augmenter le nombre des mutins de plus de vingt mille....”. . Le Vieux Palais qui avait l’aspect d’une véritable forteresse d’allure médiévale, paraissait inutile, et gênait les projets d’urbanisme appuyés par l’intendant Thiroux de Crosne. La vieille conception de la ville médiévale fortifiée, résistait mal aux idées nouvelles du siècle des Lumières, et aux prémisses d’un urbanisme volontaire . Lorsque l’on dressa ce projet d’urbanisme, on dessina discrètement en pointillé le plan du Vieux Palais par dessus .
Le Vieux Palais fut démoli durant la Révolution. Cette destruction permettra une expansion urbaine rationnelle ( création de la place Henri IV, prolongement de la Rue des Charrettes...)
Il fallut aménager l’église, pour la rendre propre à sa nouvelle destination. Un devis des ouvrages de maçonnerie, charpente, couverture, plâtrage et autres à faire fut dressé par “Nous, Ingénieurs du Roiye en chef pour les Ponts et chaussées de la Généralité de Rouen le 24 Mars 1782, signé de Cessart “.
Deux entrepreneurs rouennais furent en concurrence pour adjuger les travaux. Ce fut François Thibault qui fut l’adjudicataire, pour la somme de 31.728 livres .
L’église devenue à la Révolution, propriété des Domaines en tant que bien national, fut prêtée à l’Administration des Contributions Indirectes.
Redonnée par cette Administration, vers 1970, pour une utilisation plus conforme à sa destination primitive. Elle fut remise en état, grâce au dynamisme de son regretté maire Mr Jean Lecanuet et de sa municipalité, aidé par les services des Monuments Historiques.
Au cours de la restauration du sol, on retrouva les anciens pavements datant de la fin du XIIème début XIIIème siècle du sol de l’abside.
Ces pavements avaient été en partie restaurés au début du XVème siècle, après les déprédations dues aux soldats navarrais et aux incendies . Après restauration ces pavements ont été reposé sur le sol de l’abside. Ces carreaux ont 2 à 2,5 cm d’épaisseur, et sont à incrustations, c’est à dire que le carreau présente un évidement dans son centre, de formes diverses, et qui reçoivent , dans cet évidement un autre de même forme, mais de couleur différente. C’est un procédé propre au XIIème s, qui ne s’est pas perpétué. Les formes internes sont rondes, carrées, en losange, ou taillées en trilobes, quadrilobes ou étoiles. C’était une marqueterie en terre. Le tout est d’une belle facture, et fort original.

webmestre : Michel FOUGERAT

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