Pommier-Aigre (Indre et Loir)

Cette celle est située sur la commune de St Benoît la forêt (Indre et Loire) près de la D 751 entre Chinon et Tours; appelation actuelle : Grandmont.

Vestiges :
Seul subsiste le bâtiment Ouest construit en pierre tendre du pays(tuffeau), fort bien appareillé. A l'intérieur, une grande salle voûtée en berceau, qui mesure 13 m de long et 6 m de large, et 4,75 m de hauteur. Elle est à moitié enterrée. Autrefois elle ne prenait jour que par deux petites fenêtres surmontées d'un arc de décharge. Pour la transformer en agréable séjour, sa propriétaire a fait percer des fenêtres à l'Est. Cette salle servait de pressoir, la propriétaire actuelle en a gardée l'énorme vis de bois.
A chaque extrémité de cette salle et perpendiculairement on note un couloir voûté en berceau brisé: les anciens passages de la cuisine et de l'accueil des hôtes. L'étage a reçu des remaniements successifs au XVème, XVIème, XVIIème et XVIIIème siècle, qui donnent aujourd'hui à ce bâtiment l'aspect d'un petit château avec ses deux pavillons encadrant le bâtiment central.


Histoire :
Elle aurait été fondée par Henri II, vers 1156, fondation confirmée quarante ans plus tard par RICHARD COEUR de LION en 1196. Elle comptait six clercs en 1295. Jean XXII l'érigea en prieuré en 1317. Elle comptait alors 18 clercs. On lui annexa Fontmore et le Bouchet. Son premier prieur fut Jean de la Canourgue .
Le Pommier-Aigre eut comme prieur commendataire Armand du PLESSIS, qui devint le Cardinal de RICHELIEU. En 1664, le prieuré était occupé par un seul clerc, le Père DURANT qui avait quitté la réforme de Charles FREMON, pour embrasser la vie commune de l'Ordre.
En 1669, une requête est déposée par le prieur commendataire Pierre-François-Séraphin Régnier, Seigneur des Marais, pour obtenir le privilège de non imposition attaché aux biens de l’Ordre, auprès des officiers du Grenier à sel. Ils firent droit à cette demande et demandèrent la restitution des impositions induemment perçues .
Lors de l’élection et de la bénédiction de l’Abbé François-Xavier Mondain de la Maison-Rouge, le prieuré de Pommier-Aigre était représenté par son prieur claustral : Dom F. Guyot .
En 1746, une transaction intervint entre le prieur commendataire, Auguste d’Avangour, et René Guyot de Montferrand, prieur claustral et procureur général de l’Ordre, quant au partage des revenus
Des lettres-patentes en 1770 unirent au grand séminaire de Tours les biens des monastères de Grandmont ou Bois-Rahier, du Pommier-Aigre-lez-Chinon et de Villiers. Les revenus du Pommier-Aigre était estimés à 1800 livres .
A la dissolution de l'Ordre, les deux clercs qui occupaient le prieuré, Dom GUYOT de Montferrand, prieur, et Dom de la BUSSIERE, déclarèrent aux commissaires de l'Archevêque de Tours qu'ils se soumettaient, car ils n'avaient aucun moyen de s'y opposer .
Ils menacèrent d'intenter un procès; une transaction mit fin au débat, et le prieur claustral, Marc René GUYOT de Montferrand garda la jouissance de sa manse jusqu'à sa mort, survenue en 1778 à l'âge de 78 ans.
Un bail à ferme est établi en 1785 de la pêche des boires et de 93 chaînées de prés, en la prairie de Grandmont à Jean Ferrand, pêcheur, et Jeanne Avisseau, sa femme, pour 150 livres
Il fut enterré dans l'église du monastère en présence de son dernier religieux, Henri de la BUSSIERE .
Le prieuré fut uni au grand et aa petit séminaire de Tours.

Belle salle voutée dans le bâtiment Ouest

Pour de plus amples renseignements consulter les "Cahiers Grandmontains" n° 4 .

 

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