Grosbois (Allier)

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Ce prieuré Saint Jean de Grosbois se trouve sur la commune de Gipcy (Allier). Elle se trouve dans la forêt domaniale et appartient à l'O.N.F.

Un des plus beaux bâtiments Sud de l'Ordre subsistant. Elle posséde une cuisine avec une belle cheminée renaissance et un refectoire bien entretenu.

Vestiges :
L’église a été démolie à la fin du XIXe s.
Du bâtiment Est, dans lequel se trouve deux fenêtres lancettes très ébrasées sur sa façade Est. Le passage a gardé une partie de son voûtement coté Est.
C’est la celle qui a gardé les plus beaux restes des bâtiments sud, avec Bonneray. Dans le réfectoire bien conservé, se trouve une cheminée Renaissance armoriée de 4m de large. Le linteau possède une rangée de 18 bustes très stylisés sous une arcature continue. Au centre un écusson à pointes de flèches des Saint-Hilaire et de l’arc mauresque en fer à cheval, souvenir d’une ancienne participation à une croisade.
Dans le réfectoire, on peut voir, une curieuse figure de 34 cm en relief, représentant un moine encapuchonné d’un bonnet phrygien, vêtu d’un bliaud à pans rigides. Il tient dans sa main à bout de bras une dague à pommeau la pointe tournée vers le bas, comme pour faire constater l’instrument d’un supplice. Ce réfectoire mesure intérieurement 14m x 5m80. Sur le mur du cimetière, face Sud, se trouve, une pierre gravée d’une croix de consécration ; ces croix que l’on rencontre dans d’autres prieurés de l’Ordre (Chassay, Rousset, la Drouilhe blanche, les Bronzeaux, etc.) servaient à l’oraison mentale des religieux.

La restauration du prieuré commencée en 1985, par l'O.N.F, grâce à M Taillardat et de ses collaborateurs a rendu le décor d'origine au bâtiment du réfectoire. Les lancettes ont été réouvertes depuis 1995.

Sur la façade du prieuré une pancarte donne les informations du propriétaire sur son action de sauvegarde :

" Blottis au cœur de la forêt, deux bâtiments en pierre de grès de Grosbois ont résisté à l'usure du temps : l'aile sud, abritant le réfectoire et une partie de l'aile ouest qui accueillait les pèlerins. Leurs architectures témoignent de l'esprit de simplicité et d'austérité de l'Ordre. Les baies à larges embrasures intérieures distillent un subtil éclairage nécessaire au recueillement et à la prière de ses moines contemplatifs.

La restauration commencée en 1985, à l'initiative de l'Office National des forêts, a permis de rendre son décor d'origine au bâtiment de réfectoire. Dans celui-ci, la famille des Saint-Hilaire, probablement par esprit de mécénat, fit aménager à la Renaissance trois cheminées et des portes d'accès qui s'harmonisaient parfaitement avec l'architecture du XIIème siècle.

Le Prieuré abritait une dizaine de moines et de laïcs jusqu'à une époque encore inconnue. Il a ensuite servi d'exploitation agricole avant d'être acheté par l'État en 1928. Depuis 2000, le lieu accueille un écomusée forestier et un conservatoire du patrimoine de l'ancienne administration des Eaux et Forêts, ainsi qu'un arboretum".

Pour visiter prenez rendez-vous à l'O.N.F avec M Jean Taillardat, les Portes d'Avermes, pour disponibilité.

 

Son histoire.


La date de sa fondation n’est pas connue, probablement fin du XIIe s. L’installation des Grandmontains fut favorisée par les ducs de Bourbon, notamment Louis II, qui leur fit une donation testamentaire comme à son voisin le prieuré artigien de Messarges le 24 janvier 1409. En 1295, elle comptait six religieux et en 1317, elle fut unie à Chavanon. L’éloignement de Chavanon fit que cette celle fut sécularisée de bonne heure. Les transformations du bâtiment Sud à la Renaissance font penser que le lieu servi de logis aux de Saint-Hilaire, qui y firent des réparations importantes, notamment la belle cheminée du rez-de-chaussée. On y distinguerait des sculptures en arc mauresque qui rappelerait, dit on, une ancienne participation de la famille aux Croisades. Le parcellaire affecte une forme circulaire. Il semble que ce prieuré ait été fortifié et entouré de murailles qui ont disparu, et d’un fossé comme le montre une carte de 1634.

Prieuré ayant en 1295 six religieux, et uni à Chavanon en 1317.

 

Le bâtiment Sud

Bâtiment Sud coté Nord.

Bâtiment Sud, intérieur.

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