Francour (Tarn et Garonne) - celle n°119
batiment Ouest

Ce magnifique prieuré se trouve sur la commune de Lafrançaise, à 6k au nord de l'agglomération.

Bâti en briques, sa visite est des plus intéressante. L'église n'a conservé que la nef, l'abside ayant été sacrifiée pour un usage agricole ! Le bâtiment Est renferme une belle salle capitulaire à six travées voûtées en arêtes. Le bâtiment Sud a été réaménagé en logis de maître en 1678 par un commendataire. Pour en savoir plus, consulter les "Cahiers" n°16 .
salle capitulaire

Vestiges :
En arrivant à Francour on est surpris de voir un prieuré entièrement construit en “brique anglaise”. C’était une brique de 10 cm d’épaisseur, 25 cm de large et entre 30 et 50cm de longueur. D’autres prieurés grandmontains ont été également construits avec ce matériau, mais tous ont disparu (Pinel, Loc-Dieu, Mériniac).
L’église.
De l’église, seule la nef subsiste, car l’abside a été détruite en 1918; elle était éclairée par trois fenêtres ajourant chacun des pans coupés du choeur . L’entrée du choeur est marquée par le décrochement amorti par une colonnette, qui va rejoindre la corniche.
La nef est voûtée en berceau brisé continu. Le pignon ouest possède une haute fenêtre en plein cintre, encadrée à l’intérieur d’un tore, qui retombe sur une colonnette avec petit chapiteau. Une corniche faite d’un tore à l’angle d’une série de briques, marque le départ de la voûte, et parcourt la périphérie du mur intérieur de la nef; il continue sur le pignon ouest où il est interrompu par la fenêtre. Le Dr Grézillier écrivait que c’était le seul exemple dans les églises de l’Ordre, et exceptionnel dans toutes les églises romanes. La porte des fidèles dans le mur nord, est voûtée plein cintre avec une archivolte triple et boudin retombant sur chapiteau et colonnette. La porte des moines est presque semblable, mais un peu plus étroite et n’ayant qu’une archivolte double. Près de cette porte, au ras du mur gouttereau sud, se trouve un trou percé dans la voûte. Il permettait le passage de la corde reliée à une cloche. Le sol était autrefois “revêtu de petites briques carrées, dont quelques unes divisées diagonalement par deux traits, et couvertes d’un grossier émail ”
Le retable de cette église (XVIIIème s.) a été sauvegardé lors de la démolition de l’abside. Il se trouve dans l’église Saint-Sernin du Rouzet, toute proche.
Le bâtiment est.
Le passage du cimetière est voûté en berceau légèrement brisé. C’est l’un des plus large de l’Ordre : (3,40m) que nous connaissons dans les bâtiments grandmontains. La porte Est a été murée avec seulement une petite fenêtre. Quant à la porte Ouest du passage, aujourd’hui en partie murée, elle a conservé son arcature supérieure. Une porte récente fait communiquer le passage du cimetière avec l’église au niveau du sanctuaire.
La salle capitulaire comporte six travées en voûtes d’arêtes reposant sur deux piliers centraux, de section carrée et cantonnée de colonnettes engagées, le tout réalisé avec des briques moulurées.
Cette salle est éclairée à l’Est par trois grandes fenêtres en plein cintre. La fenêtre centrale a été remplacée par une grande porte ogivale. Côté cloître, la salle capitulaire s’ouvrait par une haute porte voûtée en plein cintre encadré de chaque côté par une fenêtre voûtée s’élevant au même niveau que la porte centrale. L’escalier d’accès au dortoir a été démoli au XIXème siècle.
La salle des moines ou cellier a été réaménagée, et les fenêtres d’origine ont disparu. On ne voit pas actuellement de traces visibles d’un ancien voûtement.
A l’étage, la salle voûtée au-dessus du cimetière existe (largeur : 3,30m) avec la trace d’une petite fenêtre ogivale sur la face Ouest et sur la face Est. La porte de communication avec le dortoir a été conservée.
Le dortoir a été partagé en plusieurs salles. Les fenêtres de la façade Est ont disparu ou ont été agrandies. Par contre, il subsiste la trace de trois petites fenêtres sur la façade Ouest.
Le bâtiment sud.
Ce bâtiment a été très remanié au XVIIème siècle (1678), avec un fronton triangulaire ornant la partie médiane du bâtiment.
Au XIXème siècle, on a reconstruit le corps central en 1843, et les deux ailes en 1890.
A l’intérieur, il subsiste la trace de deux anciennes fenêtres qui éclairaient au Sud le réfectoire, près d’une imposante cheminée réalisée en briques moulurées. Il est probable que cette cheminée, qui peut être datée pour partie du XIIème, voire du XIIIème siècle, a été démontée de l’ancienne cuisine située à l’angle Sud-Ouest du prieuré, pour être réinstallée à son emplacement actuel soit au XVIIème, soit au XIXème siècle.
Conclusion.
Toute cette construction en brique déroute, on a du mal à retrouver ses repères habituels, car le matériau auquel les Grandmontains ont du avoir recours ne permettait pas les audaces architecturales dues à la solidité de la pierre. Ils compensèrent ce défaut, par une qualité propre à ce matériau, celui de pouvoir mouler de très nombreux éléments décoratifs linéaires (colonnettes, tores, cordons) soulignant portes, fenêtres, piliers, murs gouttereaux, etc.


Histoire :
Bertrand de Durfort et ses frères, seigneurs de Durfort, de Caussade et de Puicornet, Mucien, vicomte de Carmaing, seigneur de Beaucaire, Pons de Gourdon, Arnaud de Mondenard, et Arnaud de Montaigut, firent don le 4 avril 1166 d’un lieu appelé Francour, avec tous ses droits seigneuriaux, au prieur de l’ordre de Grandmont, pour y élever une celle . Cette fondation fut dédiée à la Vierge Marie: Sancta Maria de Francour. En avril 1192, Richard Coeur de Lion se montra “bienveillant” pour Francour en lui donnant les lieux de Farmagie, d’Audilhet, du serf Jean Soret et de sa descendance, d’un autre serf habitant Marans .
Francour au XIVème siècle.
En 1295 Francour possédait une communauté de huit membres, ce qui était relativement important pour une celle de l’ordre, ce qui la fera nommer prieuré en 1317. Lui fut uni les celles de Bois Menou (n°118), de Degagnazeix (n°73), du petit Grandmont de Cahors (n°72), et des Vayssières (n°38). Sa communauté sera portée théoriquement à 22. Elle eut comme prieur Jourdain de Rapistan “junior” Malheureusement dans tous les prieurés de l’Ordre au XIVème siècle, la règle n’était plus observée, et la discipline se relâcha. Ce prieur se rendit coupable d’injures et de violence envers Robin de Poinchi, châtelain royal de Montcabrier, et Philippe Bayle, châtelain de Réalville, alors qu’ils se rendaient à Lafrançaise pour y faire des exécutions ordonnées par le sénéchal du Périgord. Jourdain de Rapistan Jr, fut sévèrement puni par une sentence du commissaire du même Sénéchal, et confirmée en août 1321, par un arrêt du Parlement de Paris . Peut-être était-il l’auteur des fameuses fausses chartes ? .
Jourdain de Rapistan avait été le 21ème prieur de l’Ordre, du 4 mai 1313 au lundi avant Noël 1316. Il avait été démis de son poste pour avoir mener une vie scandaleuse, et dissiper les biens de l’Ordre. Il se retira à Pinel. En 1328, il obtient d’être dispensé de résidence pendant trois ans :“juris canonici vel sacre pagine studio” . Il décédera le 10 avril 1330 à Pinel.
C’est de cette époque trouble que date les fameuses fausses chartes que Léopold Delisle a mis en lumière au siècle dernier, et en a fait l’étude. Le but de l’élaboration de ces fausses chartes était compréhensible. Ces fausses chartes permettaient d’apporter la preuve des différentes libéralités reçues par le monastère, et dont les originaux comme le recommandait la Règle, avaient été détruits. Voici ce qu’il écrivait à ce sujet :
“...Nous en avons pour garant un mémoire rédigé, probablement au commencement du XVème siècle, à l’occasion d’un procès que les Bonshommes de Francour-en-Quercy soutinrent contre les habitants de la Française. Voici les sept propositions que l’auteur du mémoire cherche à établir, en citant de nombreux textes empruntés au droit romain et au droit canon;
1er : Un vidimus fait foi devant les tribunaux;
2ème : Un privilège ne se perd pas par le non-usage;
3ème : Le prince, de la plénitude de son pouvoir et de science certaine, peut autoriser à commencer et à continuer de jouir d’un privilège, nonobstant le droit, la coutume et la prescription;
4ème : Il faut s’en rapporter aux lettres scellées par lesquelles le juge déclare avoir fait un acte judiciaire:
5ème : Dans certains cas il faut s’en rapporter au dire d’un seul témoin;
6ème : Une convention ne peut préjudicier à ceux qui n’ont pas été appelés à y prendre part;
7ème : La déposition de témoins déclarant seulement ce qu’ils ont vu de leur temps ne suffit pas pour prouver qu’on possède depuis un temps immémorial.
En établissant plusieurs de ces propositions, le jurisconsulte avait sans doute pour but de défendre les chartes de Rouen et de Sermaize... En effet, par ces deux actes, Richard-Coeur-de-Lion confirmait les priviléges de toutes les maisons de l’ordre de Grandmont en Normandie, en Guyenne, en Poitou et en Anjou; il y déclarait, de science certaine et de la plénitude de son pouvoir royal, qu’on ne pourrait invoquer contre les religieux ni coutume, ni droit, ni prescription.
Ainsi tout concourt à démontrer que les archives de l’ordre de Grandmont renfermaient une certaine quantité de pièces fausses. Deux chapitres de la règle de l’ordre, qui ne furent abrogés qu’au milieu du XIIIe siècle, peuvent servir à expliquer cette particularité. Je les traduis :
“Si on vous dit : Je vous donnerai un revenu, ne refusez pas; répondez : Nous le prendrons tant qu’il vous plaira. Si par la suite le donateur ou ses héritiers vous enlèvent ce bien, vous pouvez leur dire : Nous ne vous laissons pas ignorer que vous nous avez pris notre revenu. Si on fait droit à votre demande, glorifiez Dieu. Dans le cas contraire, ne faites pas d’autres démarches et n’ayez pas recours aux tribunaux. - Nous vous défendons de vous faire délivrer des titres et de plaider pour les biens qui vous sont donnés “
Afin de se conformer à ces rigoureuses prescriptions, qui ne furent abrogées que par Innocent IV, les religieux de Grandmont ont dû négliger, au XIIème siècle, la conservation de leurs chartes de fondation et de dotation. On conçoit que par la suite ils aient essayé de remplir cette lacune et qu’il faille se tenir en garde contre les pièces provenues de leurs archives. Il ne faudrait cependant pas croire que toutes les anciennes chartes de l’ordre ont été fabriquées après coup; un grand nombre sont d’une authenticité incontestable...”
Guillaume de Balaguer remplaça Jourdain de Rapistan. Il fut pourvu par le Pape Jean XXII le 13 juin 1330
Le 1er juin 1342, le prieur de Francour, Guillaume de Balaguer donnait à bail d’une terre et maison au terroir de la Cassainhe. En 1366 Charles V confirma le privilège d’exemption des tailles et subsides aux fermiers de Francour qui avait été donné par le roi d’Angleterre . En 1367, son prieur Pierre de Champenais, refusa d’acquitter la pension due au Chef d’Ordre.
Isolé au milieu des bois Francour souffrit des bandes de Routiers à la fin du XIVème siècle.
Francour au XVème et XVIème siècle.

A la fin du XVème siècle un prieur commendataire fut nommé, Raymond de Caussade, Protonotaire apostolique et chanoine de Cahors. Devenu Administrateur perpétuel il consentit le 15 septembre 1485 une vente faite par Antoine de Morlhon, chevalier, seigneur de Castelmary, de Peyrolles et de la Rouquette en Rouergue à Pierre de Penne, prieur de Bois-Menou.
Dans un terrier de Lafrançaise de “féodales reconnaissances” daté de 1536 , dressé par Messire Denys de Huguote, notaire royal au lieu de Castelnau d’Estrétefonds pour le Roi et la Reine de Navarre, on trouve sous le folio 74 :
“frère Barthélemy Gasq, comme prêtre de la chapellenie fondée par J. Sudre, et comme personne privée, personne de l’abbaye de Francour”
Puis Francour eut comme prieur commendataire, Georges, évêque de Rodez en 1552, puis archevêque de Toulouse en 1565 et Cardinal d’Armagnac. Il reçut une reconnaissance sur une métairie appelée del Frayssé ou des Cofolens par un acte passé devant Fréjafon, notaire, le 24 août 1552
En 1567 les bâtiments furent dévastés par les Protestants. Le prieuré fut rebâti en 1678, mais Francour n’hébergera jamais une communauté bien importante.
Les prieurs commendataires.

Les prieurs commendataires se succédèrent: Arnaud de Lissague en 1604, qui résidait à Oléron et prit un mandataire pour recevoir les reconnaissances des censitaires du monastère . Puis Jean de Montpezat connu par un acte du 28 juillet 1630 dans lequel il abandonne à Antoine Austri, vicaire perpétuel de l’église de Saint-Sernin du Rouzet, sa portion congrue, et des arrérages de rentes en argent et vin dues par les habitants de la paroisse . Après Jean de Montpezat, Antoine du Pin, licencié en droit canon, fut nommé prieur commendataire de Francour. Moins généreux que son prédécesseur, il obtint le 2 novembre 1655, un arrêt du Parlement de Toulouse, qui annulait la transaction faite le 28 juillet 1630 par Jean de Montpezat avec Antoine Austri. Lui succéda Pierre de Gironde qui obtint du Grand Conseil un arrêt le 7 août 1682, condamnant les prieurs commendataires des annexes d’en faire le délaissement au prieuré de Francour après remise en état. Cet arrêt donna lieu à un procès-verbal de visite qui nous est très précieux, car il nous donne l’état et la situation des différents prieurés unis à Francour (voir annexe). Il résigna sa charge en faveur de Jean-Louis de Gironde, prêtre, chanoine de la cathédrale de Montauban le 2 mai 1714, moyennant le versement de 600 livres annuelles sa vie durant . Il restera jusqu’en 1736, date à laquelle Jujal de Prallat lui succéda. Le dernier prieur commendataire fut Hyacinthe de Gaston de Pollier en 1781.
Francour au XVIIIème siècle.
Dom F. Giboust de Chastellux, qui devait décéder quelques années plus tard (1752), assassiné par son valet de chambre dans l’abbaye de Peyrouse , fut prieur claustral de Francour en 1748. En 1772 le prieuré n’hébergeait plus que deux religieux, Dom Marc Maignac , prieur claustral et Dom Jean-Pierre Perrin du Grandpré . Francour fut uni à la Cathédrale de Cahors, mais les deux religieux eurent l’autorisation de continuer à y résider. L’autorité de tutelle se mit en devoir de recenser les biens et bénéfices du monastère. Un terrier fut dressé en 1783. Il comporte pas moins de 320 pages . Les bénéfices se trouvent sur :
“ Le fief de Combies et du moulin de Lacassagnie, les fiefs de Ferragut, des près de Gastou, des fiefs de Gastou, de Rauzet de Tissac, de Tournié, des Guitardies, de Pechdacou, de Negrah, de Gineste, de Ploh, del Cazal, d’Aulaney, de Lapeyre, de Camgrand, de Lateullière de Lemouzy, du Claus, d’Escassouleur, du Milhal, de la Teulière, del Perié, de Lagarrousie, de St Antoine, de Quilhe, de Frau, de la Prairie Haute, de la Prairie Basse”, ainsi que sur quatre maisons de Castelnau de Montratier, et deux maisons à Moissac.
Puis vint la Révolution et ses lois d’appropriation. L’inventaire des meubles et objets fut fait le 17 Mai 1790 .
On relève au n°7 : deux calices, deux patènes, un ciboire et un ostensoir.
Au n°8 : “La bibliothèque faisant un article néant, n’y en ayant point! “
Au n°27 : deux grands tableaux très anciens placés dans le choeur de l’autel.
Au n°29 : Une pierre sacrée avec deux nappes. L’adjudication a eu lieu le 10 octobre 1791.
Le Conseil Municipal de Lafrançaise n’était pas dupe de la perte que cette vente porterait à sa population la plus déshéritée. Le pressentant elle prenait la délibération suivante le 9 avril 1791 ;
“Le Conseil communal prends le 9 avril 1791 une délibération qui devra être adressée au Directoire du Département, émettant l’avis que les religieux prémontrés de l’Ordre de Grandmont vu les bonnes oeuvres faites par eux continuent à vivre en communauté au monastère de Francour. Outre les larges distributions de pain, de vin, d’argent, les religieux laissaient au peuple la liberté de mettre leur forêt à contribution pour tous ses besoins”.
Effectivement le domaine de Francour fut vendu à vil prix à des combinards, et ne put guère emplir les caisses publiques.
Francour fut mis aux enchères le 28 juin 1791 :
“Procès-verbal de la première enchère des Biens Nationaux dont la désignation suit:
Maison, granges, basse-cour, pigeonnier, trois métairies, un moulin délabré, dont il ne reste qu’une masure; terres, prés, vignes et bois dépendant du prieuré de Francour cy-devant supprimé...
Aujourd’hui le 28 juin 1791 séance du matin, salle de l’Académie aux Carmes à Montauban, nous Marc Antoine Sartre, administrateur du directoire du district dudit Montauban les enchères n’étant pas assez élevées (93.600 livres) nous avons reporté à quinzaine l’adjudication”.
Effectivement Francour fut mis à prix 80.000 livres. Le bien par suite d’enchères nombreuses et minimes, que les acheteurs potentiels avaient organisées, ne parvenait qu’à la somme de 93.600 livres au bout de la journée! L’Administrateur honnêtement fit report à quinzaine des enchères.
Le 15 juillet 1791, au même lieu, Jean Vigine, le nouvel administrateur commissaire désigné, adjugea au bout du 19ème feu Francour .
“ Il a été adjugé au sieur Gaubil pour 115.600 livres et avant clôture du présent, le dit sieur Gaubil a déclaré avoir agi pour et au nom du sieur Anne-Jean Pascal, Duc de la Chapelle, receveur trésorier du district cy-devant receveur particulier des Finances à la ci-devant élection de Montauban qu’il a élu pour son ami. Lequel dit sieur Duc après avoir pris connaissance du contenu au présent, a accepté la dite élection faite en sa faveur par le dit sieur Gaubil et s’est soumis au paiement de ladite somme de 115.600 livres.”
On comprend après cette adjudication toutes les combines de ventes des biens nationaux, qui sous le louable prétexte de renflouer les caisses publiques tragiquement vides, ne servirent qu’a enrichir les plus riches, et appauvrirent un peu plus les plus pauvres !

webmestre : Michel FOUGERAT

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