Fontblanche (celle n°21)

Dans le Cher

batiment Est et l'église

L'église et le bâtiment Est

Ce prieuré se trouve en limite du département du Cher et du Loir-et-Cher, à 2 km de Genouilly. Sur la route de Vierzon vers Tours prendre à main gauche à Châtres sur Cher la D 37 en direction de Genouilly. Le prieuré se trouve à main gauche avant Genouilly.
Sa fondation date aux environs de 1140/1145 par les seigneurs de Graçay. Transformé pour un usage agricole au XVIème siècle, le prieuré subit de graves déprédations. Un incendie détruisit en 1650 l'aile Ouest et le cloître.
Grâce aux nombreux travaux exécutés par son propriétaire, M Michel Huet, particulièrement depuis son classement comme Monument Historique le 14 mai 1980. C'est actuellement un très bel ensemble à visiter.
Les bâtiments agricoles parasites ont été détruits, les toitures reprises, et l'escalier extérieur a été reconstruit. Le creusement du sol de l'église a permis de retrouver le niveau initial. Dans l'église qui servait autrefois de bâtiment agricole, un plancher-plafond a été supprimé
Plus récemment, il a été procédé à la réfection des crépis, à la réparation des portes et des fenêtres, ainsi qu'à la pose de portes et de vitraux dans l'église.
L'église est très bien conservée (17,40 m X 5,70 m), avec une abside en voûte d'arêtes à six voûtains.
A l'extérieur le chevet n'a pas de contreforts mais il est renforcé par un important glacis de pierres, disposition que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. La porte des fidèles est à deux voussures composées de pierres de couleurs différentes. De part et d'autre du chœur se trouvent l'armoire liturgique et le lavabo. La porte des moines et celle du couloir des morts sont semblables, très sobres, à une seule voussure. Ni le passage des morts, ni la salle capitulaire ne sont voûtés.
La salle capitulaire (6,65 m X 5,90 m), s'ouvre sur le cloître par une porte encadrée de deux baies doubles à colonnettes triplées.
Un escalier extérieur part de l'entrée de la salle capitulaire et monte au premier étage devant la porte du dortoir.
salle capitulaire

Lancettes de la salle capitulaire

Celui-ci a conservé à l'Est dix fenêtres très ébrasées sur les douze d'origine. La charpente très belle, date du XVIIe siècle. C'est actuellement, avec Comberoumal, l'un des plus beaux dortoirs grandmontains. A la suite de ce dortoir et contre l'église se trouve une petite salle ayant une ouverture sur le chœur.
L'aile Sud qui abritait le réfectoire ne possède plus que sept des neuf étroites fenêtres sui l'éclairait. Ce bâtiment a été transformé, et sert actuellement de résidence aux propriétaires.
Du bâtiment Ouest, victime d'un incendie en 1650, il ne reste que les bases des murs. Ceux-ci furent mis à jour en 1985 par les propriétaires actuels.
Le tout donne une excellente idée d'une celle grandmontaine; un très bel ensemble à admirer.

Vestiges :
L’église est bien conservée (17,40 m X 5,70 m), avec une abside en voûte d’arêtes à six voutains.
A l’extérieur le chevet n’a pas de contreforts mais il est renforcé par un important glacis de pierres, disposition que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. La porte des fidèles est à deux voussures composées de pierres de couleurs différentes. De part et d’autre du choeur se trouvent l’armoire liturgique et le lavabo. La porte des moines et celle du couloir des morts sont semblables, très sobres, à une seule voussure. Ni le passage des morts, ni la salle capitulaire ne sont voûtés.
La salle capitulaire ,(6,65 m X 5,90 m), s’ouvre sur le cloître par une porte encadrée de deux baies doubles à colonnettes triplées.
Un escalier extérieur part de l’entrée de la salle capitulaire et monte au premier étage devant la porte du dortoir.
Celui-ci a conservé à l’Est dix fenêtres très ébrasées sur les douze d’origine. La charpente très belle, date du XVIIème s. C’est actuellement, avec Comberoumal, l’un des plus beaux dortoirs grandmontains. A la suite de ce dortoir et contre l’église se trouve une petite salle ayant une ouverture sur le choeur. Cette salle devait servir de chambre pour le Prieur ou pour les malades. Primitivement il semble que cette pièce servait de chartrier, car elle possède un placard, et un religieux grandmontain écrivait en 1690 :
“on plaça Charles Fremon dans un petit lieu voûté, proche de l’église, qui servait autrefois à conserver les titres de la maison ” .
L’aile Sud qui abritait le réfectoire ne possède plus que sept des neuf étroites fenêtres sui l’éclairait. Ce bâtiment a été transformé, et sert actuellement de résidence aux propriétaires.
Du bâtiment Ouest, victime d’un incendie en 1650, il ne reste que les bases des murs. Ceux-ci furent mis à jour en 1985 par les propriétaires actuels.
Le tout donne une excellente idée d’une celle grandmontaine, grâce aux nombreux travaux exécutés, particulièrement depuis le classement du 14 mai 1980. Les bâtiments agricoles parasites ont été détruits, les toitures reprises, et l’escalier extérieur a été reconstruit. Le creusement du sol de l’église a permis de retrouver le niveau initial. Dans l’église qui servait autrefois de bâtiment agricole, un plancher-plafond a été supprimé. Plus récemment, il a été procédé à la réfection des crépis, à la réparation des portes et des fenêtres, ainsi qu’à la pose de portes et de vitraux dans l’église. Un très bel ensemble à admirer.
Histoire :
La celle de Fontblanche a été fondée vers 1145, par Renaud IV, Seigneur de Gracay, en réparation des exactions que son père avait commises (incendie de l’abbaye de Saint-Satur en 1142). Le pape Innocent II, ayant fulminé à son encontre, il fit amende honorable en donnât les terres et revenus nécessaires à la fondation de cette celle. En 1295, il restait six religieux, et en 1317 Fontblanche fut unie à Châteauneuf. A partir de cette époque il n’y aura plus de conventualité (8 G 2237 - A.D.Cher).
René de Lomaye devint en 1540, Prieur commendataire de Fontblanche. Nous le connaissons par un procès intenté contre lui par la Sainte-Chapelle de Bourges “car il n’était aucun office religieux, ni était vie régulière entretenue, étant le cloître et autres lieux réguliers en décadence, n’y avait en la compagnie dudit Prieur aucun religieux”.
Le Prieur commendataire se défendit en disant que le service divin se célébrait à Châteauneuf à cause de l’union.
Nous savons qu’un incendie en 1650, détruisit le quatrième côté ainsi que le cloître en bois.
Le 22 août 1689, nouveau procès, la Sainte-Chapelle de Bourges ayant requis que les fondations soient entretenues et les réparations faites; le substitut du bailli de Vierzon constate qu’il n’y a aucun religieux et de graves ruines. Trois inventaires sont dressés en 1690 , donnant une description détaillée des bâtiments.
D’octobre 1773 à 1780, Henri de Chauvigny de Blot, vicaire général de Noyon y fut Prieur commendataire, et qu’un nommé Gaudet, fermier à bail.
Vendu comme bien de première origine le 25 juillet 1791 à Etienne Martin, de Luzenay, qui le revendit en 1807 à Paul Theurier. Le fils de P. Theurier revendit le bien en 1828 à Alexandre Martin-Bruère. Un banquier d’Orlèans, Mr Bordier, s’en rend acquéreur en 1846, mais faisant faillite il revend Fontblanche à Mr Solacroup, fondateur de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi, le 22 décembre 1859.
Par héritages successifs Fontblanche se trouve en possession des propriétaires actuels, à qui nous devons toute cette documentation, et auxquels je suis très reconnaissants.

Pour de plus amples renseignements consulter les "Cahiers Grandmontains" n° 3.

plan accès

 

Ouvert à la visite pour les groupes sur rendez-vous au 02 42 60 18 00. Tarif à la discrétion des visiteurs.

webmestre : Michel FOUGERAT

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