Bonneray (Vendée) - celle n°122

 

passage bat. Est

Ce prieuré se trouve sur le territoire de la commune de Puy-de-Serre à 3 km à l'Ouest.

Il ne reste que les bâtiments nord et ouest, bien mutilés. Quelques beaux restes. Pour plus d'informations consulter les "Cahiers Grandmontains" n° 17.

Propriété privée

fenêtre géminée bat Sud

 

Bâtiment Est - vue Est

Vestiges :
Le bâtiment Nord
Il reste du bâtiment Nord, au rez-de-chaussée l’ancien réfectoire, qui n’est pas voûté . Actuellement cette pièce est divisée par des cloisons. Une cheminée y a été construite au XVIIème s.; elle est adossée au mur goutterot Nord. Une porte en arc brisé, au milieu du corps de bâtiment, permet d’accéder du cloître au réfectoire. Dans le mur Nord existait sept lancettes à larges embrasures intérieures, qui sont toutes bouchées. Pour communiquer avec la cuisine, il existe encore un large passe-plat dans un mur Ouest. Du coté cuisine, à coté de ce passe-plat, se trouve une crédence. Elle a été transformée en porte de sanitaire, il y a quelques années.
A l’étage supérieur se trouve une vaste salle couvrant l’ensemble du bâtiment. Elle est éclairée par un ensemble de trois belles fenêtres géminées, dont deux sont malheureusement bouchées.
On accède à cette salle, par un escalier extérieur droit en pierre, très comparable à ceux qui conduisaient de la salle capitulaire au dortoir. Il y a de très fortes chances que ce soit celui-là qui ait été remonté, après la destruction du bâtiment Est. Cet escalier lors de sa réédification, n’a pas été engravé dans l’édifice, contrairement à la tradition grandmontaine.
A l’angle des deux bâtiments se trouvait la cuisine, dont seul reste, le mur contigu au passage, la séparant de l’aile Ouest. Ce mur est percé au milieu d’une porte en arc brisé à grands claveaux. Au-dessus subsiste une cheminée semblant datée du XIVème s.. Elle est engagée dans le pignon du bâtiment Ouest.
Le bâtiment Ouest.
L’aile Ouest conserve sa salle des hôtes, bien déchue car elle servait d’étable, et maintenant de débarras.
Elle est éclairée à l’Ouest par deux baies étroites à large ébrasement intérieur, et à l’Est par trois fenêtres, dont seule celle du milieu est d’origine. Les deux autres fenêtres ont été remplacées, sans doute au XVème siècle, par des baies géminées, comme dans la pièce au-dessus du réfectoire. Elles ont malheureusement perdues leurs colonnettes.
Histoire :
Elle dut être fondée dans la deuxième moitié du XIIème siècle, car elle est citée dans la charte donnée par Richard-Coeur-de-Lion le 15 décembre 1195, confirmant les donations de sa mère : Aliénor d’Aquitaine .
En 1285 elle héberge cinq religieux, puis en 1317 elle fut unie à Bois d’Allonne. Le 27 juillet 1457 un acte de Charles, Duc de Bretagne est promulgué; il contient des privilèges de droits de chasse accordés aux prieurs et religieux de Bois d’Allonne sur les terres de Bonneray ; un autre contiendra des droits d’exemption de taille.
De cette époque date une liasse d’anciens titres concernant les terres de la métairie de la Porte, qui comme le prieuré relève de la franche aumône de Vouvant appartenant au Roi. Une déclaration de reconnaissance du prieur de ce temps, est jointe à la liasse.
Les remaniements architecturaux effectués au XVème siècle laisse à penser que Bonneray avait encore à cette époque une affectation religieuse, ce qui semble confirmée par la visite pastorale de l’abbé Collart, vicaire épiscopal en 1601 . Toutefois l’abbé mentionne :
“que sa chapelle est fort belle, bien voultée, bien recouverte”, mais “ toute désvitrée” . On ne sait plus qui est titulaire du prieuré; le service divin est toutefois assuré dans la chapelle par un curé des environs (St Maurice-des-Noues). On y entrepose du bois de chauffage, du vin “et aultres choses indignes destre mises en ladite chapelle”. Le mobilier est très succinct : “une croix de cuyvre platte esmaillée et ung callice d’estain, un chandelier de cuyvre, un bénitier de cuyvre”.
Elle a du perdre toute affectation religieuse peu après; Bonneray n’étant plus qu’un bénéfice pour la communauté de Bois d’Allonne et son prieur commendataire.
Ce bénéfice comprenait outre le prieuré : la métairie de Clergerie sur la paroisse de St Maurice-des-Noues, la métairie de Puy-Renou, sur la paroisse de la Chapelle aux Lys, le moulin d’Avant-Bonneray, ne furent plus qu’un revenu agricole, avec diverses rentes et cens sur la Brianchère, paroisse de Puy-de-Serre, la Boisière, sur la paroisse de St Hilaire de Voust, La Jacquinière sur la paroisse de Foussais-Payré, Chassenon-le-Vieux sur la paroisse de Nieul sur-l’Autize, le Plessis-Giraudin sur la paroisse de la Chateigneraye et le petit Breuil sur la paroisse d’Antigny .
Bien national, Bonneray fut vendu le 31 mai 1791 aux citoyens David Gallot habitant St Maurice-le-Girard, David, habitant St Maurice-des-Noues, et Bage habitant Foussais-Payré.
En 1811 la celle était encore complète avec sa chapelle, et ses trois ailes . Devenue exclusivement exploitation agricole, les bâtiments ont souffert de cette affectation, la chapelle et le bâtiment Est furent démolis. Le bâtiment Ouest comportant la salle des hôtes fut transformée en étable, et les chambres au-dessus, en grenier à foin.
Seul le bâtiment Nord reste à peu près en bon état; îl permet d’étudier l’implantation d’origine. Avec Grosbois, il reste un des bâtiments du réfectoire, le mieux conservé de l’Ordre.

Les photos du père Jean Becquet - Août 1980.

au premier du batim Sud
vestige bat Est
bat. Est inter
bat Ouest
bat. Est
bat Sud
bat. Sud
angle bat Est et Sud
int bat Est
 

webmestre : Michel FOUGERAT

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