L'Ordre de Saint-Antoine-en Viennois.

Cet ordre peu connu et sur lequel nous possédons peu de renseignements semble avoir été fondé vers 1095 par un élan religieux qui s'était concrétisé par la donation d'une église à la Motte-aux-Bois en Dauphiné par les bénédictins de l'abbaye de Montmajour. Cette église prit le nom de Saint Antoine de Viennois après qu'un chevalier croisé, ait fait le don de restes de St Antoine venant de Constantinople. Les pélerins s'y rendent en grand nombre demander la guérision du mal des Ardents appelé également feu de St Antoine. Une communauté fut créée par Gaston de Valloire pour les accueillir, c'est pour cela qu'on l'assimile à un ordre hospitalier. En 1247, Innocent IV autorise cette communauté à se constituer en monastère sous la règle de St Augustin sous l'appelation de frères de Saint Antoine.

Ce Saint Antoine était un moine égyptien, père de l'érémitisme qui vivait au IIIe siècle (251 - 356). Après sa mort en 356, sa dépouille fut transportée à Alexandrie, puis à Byzance. En 1070, lors d'une croisade, elle fut remise à un croisé, Jocelyn, baron de Viennois. Le corps du saint fut ramené dans un village du Dauphiné près de Vienne, qui prendra plus tard le nom de St Antoine l'Abbaye. A la suite d'une guérison miraculeuse, le pape Urbain II autorisa la création d'un ordre hospitalier, l'ordre de St Antoine de Viennois, qui devait faire preuve de charité envers les pauvres et les malades.

Cette méconnaissance de cet ordre est liée à la destruction de ses archives d'abord par un incendie en 1422, et ce qui en restait fut détruit par les Huguenots en 1567. L'Ordre décline au XVIIe siècle, et il est rattaché le 17 décembre 1776 à l'ordre des chevaliers de Malte.

Leur activité charitable s'exerça d'abord à Chambéry, Gap et Besançon, puis en Charente près de Cognac à Boutiers-Saint-Trojan, et en limite de Dordogne et Charente, à Saint Antoine Cumond près d'Aubeterre sur Dronne. Enfin un autre emplacement où les Antonins s'étaient implantés, Lestards près de Treignac (Corrèze), où il reste une charmante église couverte de chaume, la dernière de France, dit-on, et enfin La Chassagne-Saint-Antoine à St Frion (Creuse).

un antonin

Un Antonin au début du XVIIIe siècle

webmestre : Michel Fougerat

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